‹ Œuvres de Laplace (volume 5)Chapitre 63 sur 265 · LIVRE PREMIER · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER

suppose la hauteur de Tatmosphère égale à un centième du rayon terrestre, comme on Ta conclu de la durée du crépuscule; et il est très-vraisemblable que l'atmosphère nous renvoie encore des rayons sensibles à de plus grandes hauteurs. On voit donc que le soleil éclaire, dans ses éclipses, la plus grande partie de l'atmosphère qui est au-dessus de l'horizon. Mais elle n'est éclairée que par une portion du disque solaire, croissant à mesure que les molécules atmosphériques s'éloignent du zénith; dans ce cas, les rayons solaires traversant une plus grande étendue de l'atmosphère pour arriver du soleil à ces molécules, et de là revenir, par la réflexion, à l'observateur, ils sont assez affaiblis pour laisser apercevoir les étoiles de première et de seconde grandeur. Leur teinte, participant du bleu de ciel et de la rougeur du crépuscule, répand sur tous les objets une couleur sombre qui, jointe à la disparition subite du soleil, remplit les animaux de frayeur.

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