LIVRE III, ÇHAP. VIII
dôme de me faire faàre un habit neuf, ^t de me mettre ensuite à la porte. Le majordome pbçit, et m» dit, en me donnant mon congé, que son ^minence m'aimoit toujours malgré mes défauts ; qu'elle ayoit commandé qu'on me nourrît au palais comme à l'ordinaire, et qu'enfin elle me recevrait encore parmi ses domestiques, quand elle seroit persuadée que je me repentois véritablement de ma vie passée. Au lieu de me louer des bontés de ce saint cardinal, je fus assez glorieuji, au, pour mieu)^ dire, asse^ sot pour les mépriser, et je sortis de chess lui en gr^Hidant comme si j'eusse eu un grand sujet de me plaindre, et en protestapt que je n'y remettrois j^m^is la pied. U sembloit, en vérité, qu'il eût tort d'en user ainsi avec moi , et je croyois me venger de lui en me perdant.