‹ Œuvres de Le SageChapitre 238 sur 321 · LIVRE XI, CHAP. III · texte numérisé non relu

LIVRE XI, CHAP. III

voir ce que tu ferdis dans ta mauvaise humeur. Je ne doute pas que tu ne te sois imaginé que tu me déplaisois; mais au contraire , mon enfant , je t*avouerai que ta personne me revient on ne peut pas davantage. Oui ,' Santillane , tu me plais^ quand le roi mon maître ne m'auroit pas ordonné de prendre soin de ta fortune, je le ferois par ma propre inclinalion. D'ailleurs don Baltazar de Zuniga mon oncle , à qui je ne puis rien refuser, m'a prié de te regarder comme un homme pour lequel il s'intéresse ; il n'en faut pas davantage pour me déterminer à t'attaçhet à moi!

Ce début fit une si vive impression sur flies sens, qu'ils en furent troublés. Je me prosternai au3^ pieds du minière ,qui^ m'ayant dit -de me relever^ poursuivit de cette manière : Reviens ici cette après-dînée, et demande mon intendant ; il t'apprendra les ordres dont je l'aurai chargé. A ces mots son excellence sortit de son xjabînet pour aller entendre la mesBe, ce qu'elle avQit coutume de faire tous les jours après avoir donné audience ; ensuite elle ^ rendoit au lever du roi»

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