‹ Œuvres de Le SageChapitre 256 sur 321 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Comment et a qui le comte-^uc maria safilh unique ; et des fruits amers que ce mxiriage produisit.

Beaux projets. — Reters imprévu. — Douleurs sympathlquesé

Peu de temps après le retour du fils de la Coscolina, le comte •> duc tomba dans une rêverie oii if demeura plongé pendant huit jours. Je m'imaginois qu'il médîtoit quelque grand coup d^état; mais ce qui le faisoit rêver ne regardoit que sa famille. Gil Blas, me dit -il une après «dînée, tu dois t'être aperçu que j'ai l'esprit embarrassé. Oui, mon enfant, je suis occupé d'une affaire d'où dépend le repos de ma vie. Je veux bien t^en faire confidence.

Dona Maria, ma fille , continua -t^il, est nubile, et il se présente un grand liombre de seigrreurs qui se la disputent. Le comte de Niéblès, fils aîné du duc de Médina Sidonia , chef de la maiscm de Gu2man , et don Louis de Hatb, fils aifié du marquis de Càrpiô et de ma sœw aînée, sont les deux concurrents qui paroissent le plus en droit d'obtenir la préférence. Le dernier surtout a un mérite si supérieur à celui de ses rivaux , que toute la cour ne doute pas que je ne fasse

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