LIVRE VIII, CHAP. V. i
c'étoit tout ce que le ministre nous faisoit donner. Je . ne mangeois que cela dans la journée , et le soir le plus souvent je me couchois sans souper.
Tielle étoit la situation d'un homme qui br illoit à la eour, quoiqvi'il y dût faire plus de pitié que d'envie. Je ne pus néanmoins résister à ma misère, et je me dé^ terminai enfin à la découvrir finement au duc de Lerme, si j'en trouvois l'occasion. Par bonheur elle s'offrit à TEscurial, où le roi et le prince d'Espagne allèrent quelques jours après.