SCENE VIL
LA BARONNE, M. TURCARET, FLAMAND
FLAMAND
Monfieur !
M. TURCARET à Flamand.
Que me veux-tu ?
FLAMAND
Il eft là qui vous demande.
Qui, butor ?
FLAMAND
Ce monfieur que vous favez; là, ce monfieur... Monfieur chofe.
Monfieur chofe !
FLAMAND
Hé oui ! ce commis que vous aimez tant. Drès qu'il vient peur devifer avec vous, tout auffitôt vous faites fortir tout le monde, & ne voulez pas que perfonne vous écoute.
C'eft monfieur Rafle, apparemment ?
FLAMAND
Oui, tout fin dret, monfieur, c'efl lui-même.
Je vais le trouver, qu'il m'attende.
LA BARONNE h M. Turcaret.
Ne difiez-vous pas que vous l'aviez chaffé ?
M. TURCARET a la laronne.
Oui, & c'eft pour cela qu'il vient ici : il cherche à fe racommoder. Dans le fond, c'eft un affez bon-homme, homme de confiance. Je vais favoir ce qu'il me veut.
LA BARONNE
Hé ! non, non : qu'il vienne ici, monfieur : vous lui parlerez dans cette falle ; n etes-vous pas ici chez vous?
Vous êtes bien honnête, madame.
LA BARONNE
Je ne veux point troubler votre converfation ; je vous laiffe. N'oubliez pas la prière que je vous ai faite en faveur de Flamand.
Mes ordres font déjà donnés pour cela; vous ferez contente.