CRISPIN, VALÈRE, LABRANCHE
VALÈRE da7îs le fond.
Je puis, avec cette lettre, entrer chez monfieur Oronte. Mais je vois un jeune homme, feroit-ce Damis? Abordons-le; il faut que je m'éclairciffe. (// s approche.) Jufle ciel , c'eft Crifpin.
CRISPIN
C'efl moi-même. Que diable venez-vous faire ici ? ne vous ai-je pas défendu d'approcher de la maifon de monfieur Oronte ? Vous allez détruire tout ce que mon induflrie a fait pour vous.
VALÈRE
Il n'efl pas néceffaire d'employer aucun flratagême-pour moi, mon cher Crifpin.
CRISPIN
Pourquoi ?
VALÈRE
Je fais le nom de mon rival, il s'appelle Damis ; je fî'ai rien à craindre, il eft marié.
CRISPIN
Damis marié ! Tenez, monfieur, voilà fon
valet que j'ai mis dans vos intérêts : il va vous dire de fes nouvelles.
VALÈRE à Lahrancha.
Seroit-il poffible que Damis ne m'eût pas mandé une chofe véritable ? A quel propos m'avoir écrit dans ces termes?...
{// /// la lettre de Damis.) « De Chartres. « Vous faurez, cher ami, que je me fuis « marié en cette ville ces jours paffés. J'ai « époufé fecrètement une fille de condition. « J'irai bientôt à Paris, où je prétends vous <.< faire, de vive voix, tout le détail de ce ma- « riage.