‹ Œuvres de Le Sage; avec notice et notesChapitre 88 sur 151 · SCÈNE XXIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIIL

M. TROUSSE - GALANT, CRISPIN, ÉRASTE, AMBROISE; M. BOLUS /a feringiie à la tnain.

AMBROISE fuyant devant M. Bolus.

Au meurtre ! à l'aide ! au fecours ! au feu !

M. TROUSSE-GALANT

Pourquoi tous ces cris?

M. BOLUS

Il a beau faire. Il faudra bien qu'il en paffe par-là.

CRISPIN regardant avec attention Ambroife.

Que vois-je ? Voilà un vifage qui ne m eft pas inconnu. Oui, ma foi, c'eft lui juflement, c'eft la Rofe. Major, ne le reconnoiffez-vous pas?

ÉRASTE a Cri/pin.

C'eft la Rofe lui-même, qui a fervi dans notre régiment, & qui a déferté.

AMBROISE à Cri/pin & à Érajîe.

Hé! oui, meffieurs ! c'eft moi. Je vous en demande pardon.

CRISPIN a Ambroife.

Ah, lâche ! le hafard te trahit & t'offre à ma vengeance.

AMBROISE a Cri/pin.

Mon colonel, ayez pitié de moi.

Dis-moi, marouffle ! pourquoi tu as quitté fans congé le régiment.

AMBROISE

Mon capitaine me donnoit tous les jours tant de coups de bâton, que je n'ai pu y réfifter,

CRISPIN

Comment, ventrebleu ! abandonner le champ de Mars, pour avoir reçu des coups de bâton ! Pour te venger de ton capitaine, que n'atten-

dois-tu un jour de bataille?... Holà, major, faites entrer la Furie & fes camarades qui font à la porte.

Erajle fort.

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