‹ Œuvres de Leconte de LisleChapitre 49 sur 88 · DEUXIÈME PARTIE. I · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. I

Cet Éphèbe, si beau dans sa jeunesse en fleur, A-t-il causé ma honte et voulu ma douleur? Et dès que je l'ai vu, sur les marches sacrées Du temple,- couronné de ses boucles dorées. L'arc en main, souriant dans la lumière, et tel Que m'apparut jadis l'éclatant Immortel, Un invincible attrait ne m'a-t-il pas charmée? Mon fils, j'ai cru revoir ta tête bien-aimée ! Oh! que n'est-il ce fils doux et cher à mes yeux!

Un silence.

Q.u'ai-je fait? Est-il vrai? Le sang prodigieux Du Monstre va glacer sa jeune âme trahie ! Ce funeste vieillard m'a trop vite obéie. Puisse un Dieu ralentir les rapides instants Et m'épargner ce noir forfait, s'il en est temps ! Apollon ! Apollon ! Je ne veux pas qu'il meure !

124 L APOLLONIDE,

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