‹ Œuvres de Leconte de LisleChapitre 68 sur 88 · TROISIEME PARTIE. tjl · texte numérisé non relu

TROISIEME PARTIE. tjl

Et je voulais ta mort, ô mon fils bien-aimé ! Malheureuse !

O ma mère, est-ce toi que je presse Dans mes bras? Parle, dis !

KRÉOUSA.

Oui ! Par mes pleurs d'ivresse, Par les Dieux, par l'Aithèr vaste et resplendissant, Après tant de longs jours j'ai retrouvé mon sang ! Tu vois ta mère, c'est ta mère qui t'embrasse !

lÔN .

Loxias! ô cher Dieu, salut! je te rends grâce, O Protecteur sacré de l'enfant orphelin !

KRÉOUSA.

Je ne languirai plus dans un morne déclin. Stérile, et gémissant sous le toit solitaire. La Race a refleuri des Enfants de la Terre, Et, fier, parmi les morts, de son jeune héritier, Erékhthée en mon fils revivra tout entier !

lÔN.

Ma mère !

Mon enfant ! ô ma douce lumière^

152 l'apollonide.

Charme et vivant reflet de mon aube première, Qui resplendis dans l'ombre où je me consumais, Rien, rien ne pourra plus nous séparer jamais!

Ils restent embrassés. Le Chœur des femmes entre pn'cipilaiiiment.

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