‹ Œuvres de Lesage précedée d'une notice biographique et litteraireChapitre 136 sur 734 · CHAPITRE fl · texte numérisé non relu

CHAPITRE fl

officiers qui s’étoient distingués de son temps; il me raconta même leurs exploits. Que je souffris à l’écouter jusqu’au bout ! Il acheva pourtant de parler , et se coucha. Je passai aussitôt dans une petite chambre où étoit mon lit, et d’où l’on des-

un cabinet de verdure qui étoit au bout du jardin. L’heure enfin que j’altcndois depuis si longtemps, minuit sonna . Quelques instants après, Ortiz, aussi ponctuelle, mais moins impatiente que moi, parut. Seigneur G il Blas, me dit-elle en m’abor-

ccndoit dans le jardin par un escalier dérobé. Je dant, combien y a-t-il que vous êtes ici? Deux me frottai tout le corps de pommade, je pris une heures, lui répondis-je. Ah! vraiment, reprit-elle chemise blanche après l’avoir bien parfumée ; et, en faisant un éclat de rire à mes dépens, vous êtes quand je n’eus rien ouhlié de tout ce qtii me parut bien exact : c’est un plaisir de vous donner des pouvoir contribuer à flatter l’entêtement de ma rendez-vous la nuit. 11 est vrai , continua-t-elle

maîtresse , j’allai au rendez-vous.

Je n’y trouvai point Ortiz. Je jugeai qu’ennuyée

d’un air sérieux, que vous ne sauriez trop payer le bonheur que j’ai à vous annoncer. Ma maîtresse

de m’attendre elle avoit regagné son appartement, 1 veut avoir un entretien particulier avec vous . et et que l’heure du berger étoit passée. Je m’en pris elle m’a ordonné de vous introduire dans son apà don Vincent : mais comme je maudissois s"s ! parlement , où elle vous attend. Je ne vous en dicanipagnes, j’entendis sonner dix heures. Je crus rai pas davantage, le reste est un secret que vous que Thorloge alloit mal, et qu’il étoit imposai- ne devez apprendre que de sa propre bouche, hle qu’il ne fût pas du moins une heure après mi- Suivez-moi ; je vais vous conduire. À ces mots la

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