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que je prétends qu’il porte dans le monde, jusqu’à ce qu’il soit en état de posséder les dignités qui l’attendent ). C’est toi, mon cher Santillane, que je choisis pour le conduire : je rae repose sur ton esprit et sur ton attachement pour moi du soin de fai re sa maison ,delui donner toutes sortesde maîtres, en un mot de le rendre un cavalier accompli. Je voulus me défendre d’accepter cet emploi, en représentant au comte-duc qu’il ne me convenoit guère d'élever de jeunes seigneurs, n’ayant jamais fait ce métier, qui demandoit plus de lumière et de mérite que jen*en avois; mais il m’interrompit, et me ferma la bouche en me disant qu’il prétendoit absolument que je fusse le gouverneur de ce fils adopté , qu’il destinoit aux premières charges de la monarchie. Je me préparai donc à remplir cette place pour contenter monseigneur, qui, pour prix de ma complaisance , grossit mon petit revenu d’une pension de mille écus qu’il me lit obtenir, ou plutôt qu’il me donna sur la conuuanderic de Mambra.