‹ Œuvres de Lesage précedée d'une notice biographique et litteraireChapitre 610 sur 734 · LA BRANCHE, M. ORONTE, M— ORONTE, ANGÉLIQUE, LISEÏTE · texte numérisé non relu

LA BRANCHE, M. ORONTE, M— ORONTE, ANGÉLIQUE, LISEÏTE

la. branche à H. et à madame Orimte, Très - humble serviteur à monsieur et à madame Oronle... ( A Angélique. ) Serviteur tréshumbtcà mademoiselle .Angélique... (A Litctlt.) Bonjour, Lisette.

U ORONTE

Eh bien ! La Branche, quelle nouvelle?

Monsieur Damis , votre gendre et mon malin1, vient d’arriver deChartres. II marche sur mes pas ; j’ai pris les devants pour vous en avertir, ANGÉLIQUE à part,

O ciel !

M. ORONTE o La Branche,

Je Pattendois avec impatience... Mais pourquoi n est-il pas venn tout droit chez moi ? Dans 1rs termes où nous en sommes, doit-il faire ces Itrons-là?

LA BRANCHE

Oit ! monsieur, il sait trop bien vivre pour en user si familièrement avec vous. C’est le gammée ! France qui a les meilleures manières; quoique je sois son valet, je n’en puis dire que du bien. M"’ ORONTE.

Est-il poli? est-il sage?

LA BRANCHE

S’il est sage madame? Il a été élevé avec la plus brillante jeunesse de Paris. Tudieu! c’est une tête bien sensée.

M. OROXTE.

Et M. Orgon, n’esl-il pas avec lui?

LA BRANCHE

Non, monsieur. De vives atteintes de goutte l’ont cmpéché de se mettre en chemin.

M. ORONTE

Le pauvre bon homme !

Cela l’a pris subitement la veille de notre départ.

(Il tire une lettre de ta poche et la donne à M. O route. )

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