SCÈNE vue
M. ORONTE prenant (a lettre et en Usant te dessus,
« A M. Craque! , médecin, dans la rue duSé- « pulcre. «
la branche reprenant ta lettre •
Ce n'est jMiint cela , monsieur.
M. ORONTE riant.
Voilà un médecin qui loge dans le quartier de ses malades.
la branche tirant plusieurs lettres de sa poche , et en lisant tes adresses.
J'ai plusieurs lettres que je me suis chargé de rendre à leurs adresses... Voyons celle-ci... (H lit.) «> A M. Rredouillet, avocat au parlement, «rue des Mauvaises-I’aroles.... » Ce n’est point encore cela, passons à l'autre... ( Il lit.)* A M. *> Gourmanditt, chanoine de...» Ouais! je ne trouverai point celle que je cherche?... ( II lit.) « A M. Üronle... » Ah! voici la lettre de M. Or-
gon ( II donne cette dernière lettre à
M. Or on te. ) Il Ta écrite d’une main si tremblante, que vous n’en reconnoîirez pas l’écriture.
En effet , elle n’est pas reconnoissable.
LA BRANCHE
La goutte est un terrible mal !... Le ciel vous en veuille préserver, aussi bien que madame Oronte, mademoiselle Angélique, Lisette et toute la compagnie.
M. oronte ouvrant ta lettre et la lisant.
« Je me disposois à partir avec Damis ; mais la » goutte m’en a empêché ; néanmoins , comme ma «présence n’est point absolument nécessaire à » Paris , je n'ai pas voulu que mon indisposition » retardât un mariage qui fait ma plus chère envie,
» et toute la consolation de ma vieillesse. Je vous «•envoie mon fils; servez-lui de père, comme à » votre fille. Je trouverai bon tout ce que vous -ferez. *
« De Chartres.
« Votre affectionné serviteur,
. « orgon. •
( Apres avoir lu.) Que je le plains !.. {Voyant paraître Crispin , vêtu des habits de Du - | mis. ) Mais , qui est ce jeune homme qui s’avanceî Ne scroit ce point Damis?
LA BRANCHE
C’est lui-méme [d madame Oronte.)
Qu’en dites-vous, madame? n’a-t-ii pas un air qui prévient en sa faveur?
MD,e ORONTE.
lln'csl pas mal fait, vraiment!