‹ Œuvres de Lesage précedée d'une notice biographique et litteraireChapitre 612 sur 734 · CRISPIN, M. ORONTE, M~ ORONTE, AN- GÉLIQUE, LISETTE, LA BRANCHE · texte numérisé non relu

CRISPIN, M. ORONTE, M~ ORONTE, AN- GÉLIQUE, LISETTE, LA BRANCHE

CRISPIN <i La Branche.

La Brandie !

LA BRANCHE

Monsieur !

CRISPIN montrant il/. Oronte.

Est-ce là M. Oronle, mon illustre beau-père?

LA BRANCHE

Oui ; tous le voyez, en propre original.

M. oronte à Crispin, en l’emhrussant.

Soyez le bienvenu, mon gendre, embrassezmoi.

crispin embrassant M. Oronte.

Ma joie est extrême de pouvoir vous témoigner

l'extrême joie que j’ai de vous embrasser

( Montrant madame Oronte, ) Voilà, sans doute, l’aimable enfant qui m’est destinée?

M. oronte.

Non, mon gendre, c’est ma femme... (Lui montrant Angélique.) Voici ma fille Angélique.

Malepcste ! la jolie famille ! Je ferois volontiers ma femme de l'une et ma maitresse de l’autre.

M“* ORONTE

Cela est trop galant !... ( lias à Lisette.) II paroît avoir de l’esprit, Lisette.

LISETTE las.

Et du goût même !

crispin à madame Oronte.

Quel air! quelle grâce! quelle noble fierté! Ventrebleu! madame, vous êtes tout adorable! mon père me le disoit bien : « Tu verras madame Oronle; c’est la beauté la plus piquante! •

M”* ORONTE

Fi donc !

CRISPIN

« La plus désag. .. Je voudrais, disoil-11, qu'elle fût veuve ; je l’aurais bientôt épousée. «

Page 1