DE SON MAITRE
pêche chaque année Dour deux mille francs de goujons.
M. ORONTE à Crispin.
Il ne faut pas laisser échapper une si belle occasion. Écoutez, j’ai chez mon notaire cinquante mille écus que je réservois pour acheter le château d’un certain financier qui va bientôt dispa- * roitre; je veux vous en donner la moitié. crispin embrassant M. Oronte.
Ah! quelle bonté, M. Orontc! je n’en perdrai ; jamais la mémoire; une éternelle reconnoissance... mon coeur... enfin j’en suis tout pénétré! la branche.
M. Oronte est le phénix des beaux-pères. m. onoNTE.
Je vais vous quérir cet argent... Mais je rentre auparavant, pour donner cet avis à ma femme. CRISPIN.
Les créanciers de Valère vont se pendre.
M. ORONTE
Qu’ils se pendent. Je veux que daus une heure vous épousiez ma fille.
CRISPIN
Ah! ah ! ah ! que cela sera plaisant !
LA BRANCHE
Oui, oui, c’est cela qui sera tout-à-fait drôle!
(J/. Oronte sort.)