‹ Œuvres de Lesage précedée d'une notice biographique et litteraireChapitre 623 sur 734 · DE SON MAITRE · texte numérisé non relu

DE SON MAITRE

pêche chaque année Dour deux mille francs de goujons.

M. ORONTE à Crispin.

Il ne faut pas laisser échapper une si belle occasion. Écoutez, j’ai chez mon notaire cinquante mille écus que je réservois pour acheter le château d’un certain financier qui va bientôt dispa- * roitre; je veux vous en donner la moitié. crispin embrassant M. Oronte.

Ah! quelle bonté, M. Orontc! je n’en perdrai ; jamais la mémoire; une éternelle reconnoissance... mon coeur... enfin j’en suis tout pénétré! la branche.

M. Oronte est le phénix des beaux-pères. m. onoNTE.

Je vais vous quérir cet argent... Mais je rentre auparavant, pour donner cet avis à ma femme. CRISPIN.

Les créanciers de Valère vont se pendre.

M. ORONTE

Qu’ils se pendent. Je veux que daus une heure vous épousiez ma fille.

CRISPIN

Ah! ah ! ah ! que cela sera plaisant !

LA BRANCHE

Oui, oui, c’est cela qui sera tout-à-fait drôle!

(J/. Oronte sort.)

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