II. ORONTE
Ils n'ont qu’à s’y attendre, vraiment! ils u'oul qu’à s'y attendre !
LA BRANCHE
Il n’est pas sot, ce Valère, il n’est parbleu pas sot!
M. ORONTE
Je ne suis pas bête, non plus ; je ne suis, palsemhlcu ! pas bête ; et pour le lui faire voir, je vais de ce pas chez mou notaire... (à Damis.) ou plutôt, Damis, j’ai une proposition à vous faire. Je suis convenu, je l’avoue, avec M. Orgon, de vous donner vingt mille écus en argent comptant; mais voulez-vous prendre, pour ccttc somme, ma maison du faubourg Saint-Germain? elle m’a -coûté plus de quatre-vingt mille francs à bâtir.
CRISPIN
Je suis homme à tout prendre; mais, entre nous, j’aimerois mieux de l’argent comptant. la BRANCHE à M. Orontc.
L’argent, comme vous savez, est plus portatif.
M. ORONTE
Assurément.
CRISPIN
Oui , cela sc met mieux dans une valise. C’est qu’il sc vend une terre auprès de CJiartres ; je voudrais bien l’acheter.