SCÈNE XX
LA BRANCHE seul.
Ou plutôt je vais trouver Crispin... Nous voilà, pour le coup, au-dessus de toutes les difficultés... Il ne me reste plus qu’un petit scrupule au sujet de la dot. U me fâche de la partager avec un associé ; car enfin , Angélique ne pouvant être à mon maître, il me semble que la dot m’appartient de droit tout entière. Comment tromperai-je (Irispin ! Il faut que je lui conseille de passer la nuit avec Angélique... Ce sera sa femme, une fois; il l’aime , et il est homme à suivre ce conseil. Pendant qu’il s’amusera à la bagatelle , je déménagerai avec le solide... Mais, non; rejetons celle |)cnsée. Ne nous brouillons point avec un homme qui en sait aussi long que moi. Il pourroit bien , quelque jour, avoir sa revanche; d’ailleurs ce scroit aller contre nos lois. Nous autres gens d’intrigue, nous nous gardons les uns aux autres lino
fidélité plus exacte que les honnêtes gens
(F ayant parotlre M. Orontc avec Luette.) Voici M. Orontc qui sort de chez lui pour aller chez son notaire... Quel bonheur d’avoir éloigné d’ici M. Orgon î (H sort.)
CRISP1N RIVAL DE SOif MAITRE.