‹ Œuvres de Lesage précedée d'une notice biographique et litteraireChapitre 642 sur 734 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LA BARONNE, MARINE, FRONT! i'.

frontin à la baronne.

Je viens de la part de mon maître et de la mienne, madame, vous donner le bonjour.

la baronne et un air froid.

Je vous en suis obligé . Fronlin.

FRONTIN à Marine.

Et mademoiselle Marine veut bien aussi qu’on prenne la liberté de la saluer?

MA TUNE d'un air brusque.

Bonjour et bon an.

FUO.NTLN à i a baronne , en lui présentant un billet .

O billet que M. le chevalier vous écrit vous instruira, madame, de certaine aventure...

MARINE bas à la baronne .

Ne le recevez pas.

LA BARONNE prenant le billet des mains de Frontin

Cela n’engage à rien, Marine Voyons,

voyons ce qu’il nie mande.

marine à part.

Sotte curiosi lé!

LA BARONNE tfMnif.

« Je viens de recevoir le portrait d'une coin- «tesse. Je vous l’envoie et vous le sacrifie; mais » vous ne devez point me tenir compte de ce sacrifice, ma chère baronne. Je suis si occupé, si possédé de vos charmes, que je n’ai pas la liberté »dc vous être infidèle. Pardonnez, mon adorable, »$i je ne vous en dis pas davantage; j’ai l'esprit «dans un accablement mortel. J’ai perdu cctic « nuit tout mon argent , et Frontin vous dira le «reste. i.e chevalier. »

MARINE à Fronlin .

Puisqu’il a perdu tout son argent, je ne vois pas qu’il y ait du reste a cela.

FRONTIN

Pardonnez-moi. Outre les deux cents pistoles que madame eut la bonté de lui prêter hier, et le peu d’argent qu'il avoit d’ailleurs, il a encore perdu mille ccus sur parole ; voilà le reste. Oh ! diable , il n'y a pas un mol inulile dans les billets de mon maître.

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