XI. TURCARET
J'en demeure d’accord; mais.-
TÜRCARET.
la baronne l'interrompant.
Hais, mais sous avez tort... Elle vous a donc dit, entre autres choses , que je n’avois plus ce gros brillant qu’en badinant vous me mites l’autre jour au doigt, et que vous me forçâtes d’accepter?
H. TLRCARET.
Oh ! oui, elle m'a juré que vous l'aviez donné aujourd'hui au chevalier, qui est , dit-elle, votre parent comme Jean -de-Vert.
LA BARONNE
Et , si je vous le montrais tout 1 l’heure ce même diamant, que diriez-vous ?
U. TLRCARET.
Oh! je dirais en ce cas-là que... Mais cela ne se peut pas.
IA baronne fui montrant son diamant.
Le voilà, monsieur. Le reconnoissez-vous? Voyez le fond que l’on doit faire sur le rapport de certains valots.
M. TLR CARET.
Ah ! que cette Marine-là est une grande scélérate ! Je reconnois sa friponnerie et mon injustice. Pardonnez-moi , madame, d’avoir soupçonné votre bonne foi.
LA BARONNE
Non, vos fureurs ne sont point excusables : allez, vous êtes indigne de pardon.
U. TLRCARET.
Je l’avoue.
LA BARONNE
Falloit-il vous laisser si facilement prévenir contre une femme qui vous aime avec trop de tendresse?
M. TLRCARET.
Hélas! non... Que je suis malheureux !
A BARONNE
Convenez que vous êtes un homme bien foible.
U. TLRCARET.
Oui, madame.
LA BARONNE
l’ne franche dupe.
H. TLRCARET.
J’en conviens... (J part.) Ah! Marine, coquine de Marine!... ( A ta taronne.) Vous ne sauriez vous imaginer tous les mensonges que cette pendardc-là m’est venue conter... Elle m’a dit que vous et M. le chevalier, vous me regardiez ranime votre vache à lait ; et que, si aujourd’hui pour demain je vousavois tout donné, vous me feriez fermer votre porte au nez.
LA BARONNE
La malheureuse !
M. TLRCARET.
Elle me l’a dit ; c’est un fait constant : je n’invento rien , moi.
LA BARONNE
Et vous avez eu la foiblesse de la croire un seul moment?
M. TÜRCARET.
Oui, madame ; j’ai donné là-dedans comme un franc sot.. OA diable avois-je l’esprit?
LA BARONNE
Vous repentez-vous de votre crédulité?
u. TLRCARET se jetant à genoux.
Si je m’en répons?... Je vous demande mille pardons de ma colère.
LA BARONNE te relevant.
On tous la pardonne. Levez-vous, monsieur. Vous auriez moins de jalousie si vous aviez moins d’amour, et l'excès de l'un fait oublier la violence de l'autre.
M. TLRCARET.
Quelle bonté!.... 11 faut avouer que je suis un grand brutal !
Mais, sérieusement , monsieur, croyez-vous qu'un coeur puisse balancer un instant entre vous et le chevalier?
M. TLRCARET.
Non , madame , je ne le crois pas ; mais je le crains.
LA BARONNE
Que faut-9 faire pour dissiper vos craintes?
M. TLRCARET.
Éloigner d'ici cette homme-15; consentez-), madame ; j’en sais les moyens.
LA BARONNE
I Eb! quels sont-ils?
U. TLRCARET.
Je lui donnerai une direction en province.
LA BARONNE
Inc direction?
M. TLRCARET.
C’est ma manière d’écarter les incommodes.... Ah ! combien de cousins , d’ondes cl de maris j’ai fait directeurs en ma vie ! J'en ai envoyé jusqu’en Canada.
LA BARONNE
Mais, vons ne songez pas que mon cousin le chevalier est homme de condition , et que ces
sortes d'emplois ne lui conviennent |»s Allez,
sans vous mettre en peine de l’éloigner de Paris , je rom jure que c’est l'homme do monde qui doit vous causer le moins d’inquiétude.
M. TLRCARET.
Ouf! j’éloulfe d'amour et de joie. Vous me dites cela d’une manière si naïve que tous me le
persuadez Adieu , mon adorable, mon tout ,
ina déesse Allez , allez , je vais Ivien réparer
i la sottise que je tiens de faire. Votre glande glace