‹ Œuvres de Locke et LeibnitzChapitre 179 sur 423 · LIVRE III, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE III, CHAPITRE

langues, l’usage approprie, par un consentement tacite , certains sons à certaines idées, et limite de telle sorte la signification de ce son , que quiconque ne l'applique pas justement à la môme idée , parle improprement : à quoi j’ajoute qu'à moins que les mots dont un homme se sert , n'exeitent, dans l’esprit de celui qui l’écoute, les mômes idées qu’il leur fait signifier en parlant , il ne parle pas d’une manière intelligible. Mais quel que soit l’effet des mots, quand on les emploie dans un sens différent de celui qu’ils ont généralement, ou de celui qu’y attache en particulier la personne à qui l’ou adresse son discours , il est certain que ,• par rapport à celui qui s'en sert, leur signification est bornée aux idées qu'il a dans l'esprit , et qu’ils ne peuvent être signes d'aucune autre chose.

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