‹ Œuvres de Locke et LeibnitzChapitre 227 sur 423 · V RE 111, Cl I V 1*1 IKK M · texte numérisé non relu

V RE 111, Cl I V 1*1 IKK M

n'est pas aise de faire voir par quelle raison l'animal de Platon , sans plumes , à deux pieds avec de larges ongles , ne serait pas une aussi bonne définition du mot homme , considéré comme signifiant cette espèce de créature ; car c'est la \ figure qui, comme qualité directrice, semble plutôt déterminer cette espèce , que la faculté de raisonner , qui ne parait pas d'abord , et même ; jamais dans quelques-uns. Que si cela n'est point ainsi , je ne vois pas comment on peut excuser de meurtre, ceux qui mettent à mort des productions monstrueuses ( comme on a coutume de les nommer), à cause de leur forme extraordinaire, sans eonnnltre si elles ont une ôme raisonnable ou non ; ce qui ne sc peut pas plus connaître dans un enfant bien formé que dans un enfant contrefait, lorsqu’ils ne font que de naître. Et qui nous a appris qu’une ôme raisonnable ne saurait habiter dans un logis qui n'a pas justement une telle sorte de frontispice, ou qu’elle ne peut s'unir à une espèce de corps qui n'a pas précisément une telle configuration extérieure ?

S 2 1 . Or , le meilleur moj en de faire connaître ces qunlités caractéristiques, c'est de montrer le corps où elles sc trouvent ; et A grand- peine pourrait-on les faire connaître autrement. Car la figure d'un cheval ou d’un casoar ne peut être imprimée dans l’esprit, par des paroies, que d'une manière fort grossière et fort imparfaite. Cela se fait cent fois mieux en voyant ces animaux. De même, on ne peut acquérir l’idée de la couleur particulière de l'or par aucune description , mais seulement par une fréquente habitude que les yeux sc font de considérer cette couleur; comme on le voit évidemment dans les personnes accoutumées à examiner ee métal , qui distinguent souvent par la vue le véritable or d'avec le faux , le pur d'avec celui qui est falsifié: tandis que d’autres, qui ont d’aussi bons yeux , mais qui n'ont pas acquis par l'usage l’idée précise de cette couleur particulière, n’y remarqueront aucune différence On peut dire la

' « Tout revient sans doute aux définitions qui peu-

* vent aller jusqu'aux idées primitives, t'n même sujet

* peut avoir plusieurs définitions; mais, pour savoir . quelles conviennent an même , il faut l'apprendre par . la raison, en démontrant unedéfiniton par l’autre: ou « par l'expérience, en éprouvant qu’elles vont constant- « ment ensemble. Pour ce qni est de la morale, une partie » en est tonte fondée en raison ; mais il y en a une antre - qui dépend de» expériences, et se rapporte aux tempé- « lamenta. Pour romtaltre les substances , ta figure et la ■ couleur ( e’est-ft-dire le visible), nous donnent les pit-

méme chose des attires idée» simples , particulières en leur espèce ù une certaine sultstnnec, dont les idées précises n’ont point reçu des noms particuliers. Ainsi, le son particulier qu'on remarque dans l’or, et qui est distinct du son des autres corps , n’a été désigné par aucun nom particulier, non plus que ia couleur jaune qui appartient à ee métal.

22. On acquiert mieux les idées de leurs puissances par des définitions.

Mais parce que la plupart des idées simples qui composent nos idées spécifiques des substances, sont des puissances qui ne sont pas présentes ù nos sens, dans les choses considérées selon qu’elles paraissent ordinairement , il s'ensuit de la que, dans les noms des substances , l'on peut mieux donner à connaître une partie de leur signification, en faisant une énumération de ces idées simples, qu’en montrant la substance même. Car celui qui , outre ee jaune brillant qu’il a remarqué dans l’or par le moyen de la vue, acquerra les idées d’une grande ductilité, de fusibilité, de fixité, et de capacité d’être dissous dans l’eau régale , en conséquence de l’énumération que je lui en ferai, aura une idée pins parfaite de l’or, qu'il ne peut l'avoir par la vue d’une pièce d’or, par où il ne peut recevoir dans l’esprit que la seule empreinte des qualités les plus ordinaires de l’or. Mais si la constitution formelle de cette chose brillante, pesante, ductile, etc. , d'où découlent toutes ees propriétés, paraissait à nos sens d’une manière aussi distincte que nous voyons ia constitution formelle ou l'essence d'un triangle, la signification du mot or pourrait être aussi aisément déterminée que relie d'un triangle

« ntières aires, parce que c'est par Ut qu’on connaît les r choses de loin ; mais cites sont ordinairement trop pro. r visionneltes ; et, dans les choses qui nous importent, on ™ tâche de connaître la substance de pins près... Au reste, r il est vrai qu'une grande pratique fait beaucoup pour - discerner à la v ue ce qu'un autre peut savoir â peina r par «tes essais difficiles. Kt des médecins d’nne grande « expérience, qui ont la vue et la mémoire fort bonnes, r connaissent souvent, au premier aspect du malade, ce r qu’un antre lui arrachera a peine â force d'interroger et r de tâter le pouls. Mais il est bon de joindre ensemble r tous les indices qu’on peut avoir. «

1 « Elle serait tout aussi déterminée, et il n'y aurait r plus rien de provisionnel i mais elle ne serait pas si ai- • sèment déterminée. Car je crois qu'il faudrait une défir nition un peu prolixe pour expliquer la contexture, de r l’or, comme il y a même en géométrie des figures dont « la définition est longue, r

S Î3. Réflexion sur la manière dont les purs

esprits connaissent les choses corporelles.

Nom pouvons voir par là combien le fondement de toute la connaissance que nous nvons des choses corporelles, dépend de nos sens. Car, pour les esprits séparés des corps (qui en ont une connaissance et des idées certainement beaucoup plus parfaites que les nâtres ) , nous n’av ons absolument aucune idée ou notion de la manière ' dont ces choses leur sont connues. Nos connaissances ou imaginations ne s’étendent point nu delà de nos propres idées, qui sont cllcsmémes bornées à notre manière d’apercevoir les choses. Et quoiqu'on ne puisse point douter que les esprits d’un rang plus sublime que ceux qui sont comme plonges dans la chair , ne puissent avoir d’aussi claires Idées de la constitution radicale des substances , que celles que nous avons de la constitution d’un triangle, et reconnaître, par ce moyen , comment toutes leurs propriétés et opérations en découlent, Il est toujours certain que la manière dont ils parviennent à cette connaissance , est au-dessus de notre conception.

S 34. Les idées des substances doivent être conformes aux choses.

Mais bien que les définitions servent à expliquer les noms des substances, en tant qu'ils signifient nos idées, elles les laissent pourtant dans une grande imperfection, en tant qu’ils signifient des choses. Car, les noms des substances n’étant pas simplement employés pour désigner nos idées, mais étant aussi destinés à représenter les choses mêmes, et , par conséquent, à en tenir la place, leur signification doit s’accorder avec la vérité des choses , aussi bien qu’avec les idées des hommes. C’est pourquoi , dans les substances , il ne faut pas toujours s’arrêter à l’idée complexe qu’on s’en forme d’ordinaire , et qu’on regarde communément comme la signification du nom qui leur a été donné : mais nous devons

1 * L’homme, dit Montaigne, ne peut Mrc que ce qu’il « est, ni Imaginer qoe selon sa portée. C est plus grande n présomption , dit Plutarque , k ceux qui ne sont qu’lui m- « mes, d’entreprendre de parler et discourir des dieux, « que ce n’est à un homme ignorant de musique, vouloir » juger ceux qui chantent ; on S un homme qui ne fut « jamais au camp, vouloir disputer des armes et de la - guerre, en présumant comprendre, par quelque légère ■> conjecture, les effets d’un art qui est hors de sa connais* ■ sauce. ■ tissais, lir. II, cli. IX, t t|, p. 405, édition de la Haye, 1727.

aller un peu plus avant, rechercher la nature et les propriétés des choses mêmes, et par cette recherche perfectionner, autant que nous pouvons , Ira idées que nous avons de leurs espèces distinctes; ou bien apprendre quelles sont ras propriétés, de ceux qui connaissent mieux cette espèce de choses par usage et par expérience. Car , puisqu'on prétend que iea noms des substances doivent signifier des collections d’idées simples qui existent réellement dans Ira choses mêmes , aussi bien que l’Idée complexe qui est dans l’esprit des antres hommes, et que cra noms signifient dans leur usage ordinaire : Il faut, pour pouvoir bien définir ces noms des substances, étudier l’histoire naturelle, et examiner les substances mêmes avec soin , pour en découvrir Ira propriétés Car, pour éviter tout Inconvénient dans nos discours et dans nos raisonnements sur les corps naturels et sur les choses substantielles, il ne suffît pas d'avoir appris quelle rat l’idée ordinaire, mais confuse ou trèsimparfaite , a laquelle chaque mot est appliqué selon la propriété du langage , et toutes ira fois que nous employons ces mots, de ira attacher constamment à ras sortes d’idées ; il faut, outre cela, que nous acquérions une connaissance historique de telle ou telle espèce de choses, afin de rectifier et de fixer par la notre idée complexe qui appartient à chaque nom spécifique : et dans nos entretiens avec Ira autres hommes (si nous voyons qu’ils prennent mal notre pensée ) nous devons leur dire quelle est l'idée complexe que nous faisons signifier à un tel nom. Tous ceux qui cherchent a s’instruire exactement des choses, sont d’autant plus obligés d’observer cette méthode , que ira enfants apprenant les mots, quand ils n’ont que des notions fort imparfaites des choses , les appliquent au hasard , et sans songer beaucoup à acquérir les idées déterminées que cra mots doivent signifier. Comme cette coutume n’engage à aucun effort d’esprit , et qu’on s’en accommode assez bien dans la conversation et dans les affaires ordinaires de la vie, ils sont sujets a continuer de la suivre après qu’ils sont hommes faits , et , par ce moyen , Ils commencent tout à rebours, apprenant en premier lieu les

1 « On voit donc que le rvom de for, par exemple, *i-

■ gnific non pas seulement ce que celui qui le prononce « rmmatl, mais encore ce qu’il ne connaît pas, et qu’un « autre en peut connaître : c'cst-A-dire un corps doué * d’une constitution interne , dont découle la couleur et la

■ pesanteur, et dont naissent encore d’autres propriétés « qu’il avoue Mre mieux connues des experts. »

l.IVRK 111, CHAPITRE XI.

mois , et parfaitement , mais formant fort grossièrement les notions auxquelles ils appliquent ees mots dans la suite. Il arrive par là que des gens qui parlent la langue de leur pays eorrectcment, c'est-à-dire , selon les règles grammaticales de cette langue , parlent pourtant fort improprement des choses mêmes : de sorte que, malgré tous les raisonnements qu’ils font entre eux , ils ne découvrent pas beaucoup de vérités utiles , et n’avancent que fort peu dans la connaissance des choses , à les considérer comme elles sont en ellesmêmes , et non dans notre propre imagination. Et , dans le fond , peu importe pour l'avancement de nos connaissances , comment on nomme les choses qui en doivent être le sujet.

S 26. Il n'est pas aisé de tes rendre telles.

C’est pourquoi il serait à souhaiter que ceux qui se sont exercés à des recherches physiques , et qui ont une connaissance particulière des diverses sortes de corps naturels , voulussent proposer les idées simples dans lesquelles ils observent que les individus de chaque espèce conviennent constamment. Cela remédierait , en grande partie , à cette confusion que produit l'usage que différentes personnes font du même nom, pour désigner une collection d'un plus grand ou d’un plus petit nombre de qualités sensibles, selon qu'ils ont été plus ou moins instruits des qualités d une telle, espèce de choses qui passent sous une seule dénomination, ou qu'ils ont etc plus ou moins exacts à les examiner. Mais , pour composer un dictionnaire de cette espèce , qui contint, pour ainsi dire, une histoire naturelle , il faudrait trop de personnes, trop de temps, trop de dépense , trop de peine et trop de sagacité , pour qu’on puisse jamais espérer de voir un tel ouvrage ; et , jusqu'à ce qu’il soit fait, nous devons nous contenter des définitions des noms des substances, qui expliquent le sens que leur donnent ceux qui s'en servent. Et ce serait un grand avantage, s’ils voulaient nous donner ces définitions, lorsqu’il est nécessaire. C'est du moins ce qu'on n'a pas coutume de faire. Au lieu de cela , les hommes s'entretiennent et disputent sur des mots dont le sens n'est point fixé entre eux, s'imaginant faussement que la signification des mots communs est déterminée incontestablement , et que les idées précises que ces mots signifient sont si parfaitement connues, qu'il y a de la honte à les ignorer : deu x suppositions entièrement fausses . Car il n’y a point de noms d'idées complexes

qui aient des significations si fixes et si déterminées, qu'ils soient constamment employés pour signifier justement les mêmes idées; et un homme ne doit pas avoir honte de ne connaître certainement une chose, que par les moyens qu’il faut employer nécessairement pour la connaître. Par conséquent , il n'y a aucun déshonneur à ignorer quelle est l'idée précise qu'un certain son signifie dans l'esprit d'un autre homme , s'il ne me le déclare lui-même d'une, autre manière , qu'en employant ce son-la ; puisque, sans une telle déclaration, je ne puis le savoir certainement par aucune autre voie. A la vérité , la nécessité de s’entre-communiquer ses pensées par le moyen du langage, ayant engagé les hommes à convenir de la signification des mots communs, dans une certaine latitude qui peut assez bien servir à la conversation ordinaire, l’on ne peut supposer qu'un homme ignore entièrement quelles sont les Idées que l’usage commun a attachées aux mots dans une langue qui lui est familière. Mais, parce que l’usage ordinaire est une règle incertaine , qui se réduit enfin aux idées des particuliers , c'est souvent un modèle fort variable. Au reste, quoiqu'un dictionnaire , tel que celui dont je viens de parier, demandât trop de temps, trop de peine et trop de dépense pour pouvoir espérer de le voir dans ce siècle, Il n'est pourtant pas, je crois, mal à propos d’avertir que les mots qui signifient des choses qu'on connaît et qu'on distingue par leur figure extérieure , devraient être accompagnés de petites tailles-douces qui représentassent ces choses. Un dictionnaire fait de cette manière , enseignerait peut-être plus facilement , et en moins de temps ' , la véritable signification de quantité de termes , surtout dans des langues de pays ou de siècles éloignés, et fixerait dans l’esprit des hommes de plus justes idées de quantité de choses , dont nous lisons les noms dans les anciens auteurs, que tous les vastes et laborieux commentaires des plus savants critiques. Les naturalistes, qui traitent des pl luttes et dre ani-

i Ce dessein a été enfin exécuté par un savant antiquaire, le fameux I». de Montfatieon. Son ouvrage est intitulé : L’ AtfTJQ» ITÉ KXKJQt'ta ET REJM'SE’néE EN RCIU ES, fol. 10 vol. Paris, 1722. Il a publié, en 1724, un supplf*ment en & vol. io-fol. Ce curieux ouvrage est plein de tailles-douces qui nous donnent des idées exactes de la plupart des choses dont on trouve les noms dans les anciens auteurs grecs et latins, et qui, n'étant plus en usage, ne peuvent être bien représentées à l’esprit que par 1rs figures qui en restent dans ries bas-relirts, sur les unr daiUtis et dans d’autres monuments antiques.

l)K L'ENTENDEMENT 111 MAIN.

maux , ont fort Won compris l'avantage de cette méthode; et quiconque a eu oceasion de les consulter , n'aura pas de peine A reconnaître qu’il a , par exemple, une plus claire idée de Vache 1 * 3 ou d’un bouquetin ’ , par une figure de cette herbe ou de cet animal , qu’il ne pourrait avoir par le moyen d'une longue définition du uom de l'une ou de l'autre de ces choses. De même , il aurait sans doute une idee bien plus distincte de ce que les Latins appelaient strigilis et sistrum , si , nu lieu des mots étrille et cymbale. , que l'on trouve dans quelques dictionnaires français, comme explications de ees deux mots latins , il pouvait voir à la marge de petites figures de ces instruments, tels qu'ils étaient en usage parmi les anciens. On traduit sans peine les mots toga, tunica et pallium , par ceux de toge , de tunique et de manteau; mais, par IA, nous n'avons non pas de véritables idées de la manière dont ces habits étaient faits chez les Domains , que du visage des tailleurs qui les faisaient. Les figures qu’on tracerait de ces sortes de choses , que l’œil distingue par leur forme extérieure, les feraient bien mieux entrer dans l'esprit , et par IA détermineraient bien mieux la signification des noms qu’on met A la place , ou dont on se sert pour les définir. Mais cela soit dit en passant ’.

§ 26. 5* Remède. Employer constamment le même terme dans le meme sens.

Kn cinquième lieu , si les hommes ne veulent pas prendre la peine d'expliquer le sens des mots dont ils se servent , et qu’ou ne puisse les obliger A définir leurs termes, le moins qu’on puisse attendre, c’est que, dans tous les discours où un homme en prétend instruire ou convaincre un autre, il emploie constamment le même terme dans le même sens. Si l’on en usait ainsi { ce que personne ne peut refuser de faire , s’il a quelque sincérité) , combien de livres n'aurait-on pas pu s’épargner la peine de faire? Combien de controverses, qui, malgré tout le bruit qu'elles font dans le monde, Ven iraient en fumée? Combien

1 Apiitm.

• Ihç r , espèce de bouc Muivage.

3 » Sans les guerres qui ont troublé l'Europe, depuis « tes premières fondations des sociétés ou académies a ravales , ou serait ailé loin , et on serait déjà en étal de » profiter de nos travaux ; mais les grands, pour la plu- •• part, tien connaissent pas l'importance, ni de quels « biens ils se privent en négligeant l'avancement des eon* •• naissances solides ; outre qu'ils sont ordinairement trop - dérangés , J sir les soins de la guerre ou de l'ambition , * pour peser les choses qui ne les II ap{soi[ pas d'abord. -

de gros volumes , pleins de mois ambigus , qu'on emploie tantôt dans un sens, et bientôt après dans un autre, seraient réduits a un fort petit espace? Combien de livres de philosophes ( pour ne parler que de ceux-là ) pourraient être renfermés dans une coque de noix , aussi bien que les ouvrages du poète?

S 27. Quand on change la signification d'un mot, il faut avertir en que l sens on le prend.

Mais , après tout, il y a une si petite provision de mots, en comparaison de cette diversité infinie de pensées qui viennent dans l'esprit, que les hommes , manquant de termes pour exprimer nu juste leurs véritables notions, seront souvent obligés, quelque précaution qu’ils prennent, de se servir des mêmes mots dans des sens un peu différents. Et quoique, dans la suite d'un discours ou d’un raisonnement, il soit bien malaise de trouver l'occasion de donner la définition particulière d'un mot aussi souvent qu'on en change la signification; cependant le but général du discours, si l'on ne s'y propose rien de sophistique, suffira , pour l'ordinaire, A conduire un lecteur intelligent et sincère au véritable sens de ec mot. Mais , lorsque celn ne suffit pas pour guider le lecteur, l'écrivain est obligé d'expliquer sa pensée, et de faire voir en quel sens il emploie ce terme dans cet endroit-IA.

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