‹ Œuvres de Locke et LeibnitzChapitre 376 sur 423 · Chapitre premier. Qu'il n'y a point de Principes · texte numérisé non relu

Chapitre premier. Qu'il n'y a point de Principes

innés dans l’esprit de l" homme. 1

§ t. La manière dont les hommes acquiérent leurs CottiMKsiUiée-4, prouve qu'elles ne sont point innées: 1 hid.

§ 2. Un dit que certains principes sont reçus d'un consentement universel : pithftpalé üf^iii |Or laquelle on prérend prouver que ces principe*

$ 3. Ce consentement universel ne prouve rien. ibid. $ te qui est, est; et il est impossible qu’une rtl^Sü soit et ne soit pas «h rtiémé temps : deux propositions qui ne sont pas uuiveiseUiwm »».

1 bid.

$ 5. Elles ne sont pas gravées naturellement dans Pâme , puisqu'elles ne sont pas connues des en*

finit* , des Idiots, ete. ibtd.

§ 0, “. Réfutation d’une seconde raison , dont on se sert pour prouver qu’il y a «les vérités innée* : qtlt m , queTéS nôniiheS *>nüaîiT^nl ces vêtilés

dès qu'ils ont fusage de leur raison. 3

§ a. Sup|iosé que la raison découvre ces premiers l'minjH’s, U 11c s’ensuit fias d« là qu'ils soient innés. ibid.

§ tM I. Il est faux que la raison découvre ces priu-

*jgc

$ 12. Quand 011 commence à faire usage de la rai* mhi , ou m? commence pas à connoltre ces maxi- »’ rs generales qu'on veut faire passer pour innées: 1 —

Pages.

§ 13. On ne saurait les distinguer par là de plusieurs autres ventes qu on peut connaître dans

fe-menurtenipir ^id.

$ l i. Quand on commencerait à les connaître dés qu’Od Vient à faire usage de la raison , cela

m prouverait |mïïh[ qu'éïïes soient innées: fi

$ rr., rc: POT^iléTSlIegrm'ësjTFit viëïïniônnal-

ire plusieurs vérités. j^id.

§ 1 7. De ce qu’ou reçoit ces maximes des qu’elles *W«I P^»|^sees et conçues, il ne s’ensuit pas qu'elles soient Innées. 7

§ ce consentement prouverait que ces propo- , Vu et deux sont égaux à trois, /x doux n'est fh)bit l'amer, et mille autres semblables, seraient innées. g

S l*J, W. De telles propositions , moins générales , sont plutôt connues que les maximes universelles qu’ou veut faire passer pour muées. « ,9

S il - Cf qui prouve que les propositions, qu’on — sppi'ttirnr;rérT7Tiéié sïïnX' jïà“é e^st qüVlfeïë . «Hrt ronTUTM qiTflprSs qu’on les a proposées. 9

$ 22. Si I on dit qu elles sont conuucs impücitement avant que d'étre proposées, ou cela signifie que l'esprit est capable de les comprendre , ou

cela ne stgntmmgïï: ^

§ 23. La conséquence qu’on veut tirer de ce qu’on reçoit m propositions, dés qu’on les entend dire , est fondée sur celle fausse supposition :

Qu en appreuam ces propositions on n'aunrend

ntrn de wtiIVcau.' 1 U ibid.

§ 24. Les propositions qu'on veut faire passer pour limées, ne le Sont point , (tarée qu'elles ne sont

juls tiMTer&élIétitenl reçues: u

$ ? j. Elles ne sont pas connues avant toute autre

CllOSé.

fbid.

§ 20. Par conséquent elles ne sont point innées. .*3

27,28. Elles 11e sont point innées, parce qu'elles

paraissent moins ou avec plus d'éclat.

. Iips i)n i.n.-nl >e nmnlrër

ibid.

Ciiapithk 11. Qu'it n ’y a point de principes de pratique qui soient innCs.

5 I . Il n'y a point de principe de morale si clair ni si gem-rateinem reçu, que les marime» spéculalives dont on vient de parler. ibid.

§ 2. Tous les hommes ne regardent pas la fidélité " et l.i justice comme des principes. 1 *

§ 3. On objecte que les hommes démentent par — leurs actions ce qu'ils eniient flans leur âme.

Requise a celle objection. |à

$ *• règles de morale ont besoin d'étre prouvées : donc elles ne sont point innées. ia

$ h- Lve,nple tiré des raisons pourquoi il faut

cüg

table des matières.

€ g 7. 1.a vertu est généralement approuvée, non ! pas a fause quT'tte est imite , mats patse quelle

Page*.

1 $ 2*. D’où tient l’opink» qui éubül des |*riiicl|K‘

Hffléa?

Pag1*

-Ifi, 17

§ 8*U (-oiLsdcnce ne prouve pas qu’il y ait aucune règle lie morale innée. ^

* mises^caucun rèlllonU de conscience,- ilM±

& 10. Les hommes ont des principe* de pratique , a' opposés les ui» ân* autres. — 14

t I, |2 Des nations eiitlfires rejettent plusieurs

S règles de morale. JL™

§ 13. Sur le meme sujet. . . ^

\l\. (JeuxqUl ^ soutiennent qu’u y f

§ 2i. Coadwkm.

ibid.

g pratique

MM1* i ne nous disent pas quels sont

res pnncijies.

tj 15. 19. Kvamen des principes innés que propose

imlord Herbert. ,

ç 20. On objecte que les principe» inné» peuvent

* être corrompu». né]xm»c a celle objection. là

<. 21. Ou n ri'il damle imiiiilf de» principe» qui

le ihtruiactiUra un» Ira autre». UdlL

ç 22.2V Par quels degrés les nommes Tiennent ~ communément ii recevoir ccitaincs chone» pouf principe». Z ^ —

« 2iTTüitimcntlesliomnKs*icnneiit,poui lonli-

nuire . n Ml faim ÜHi. principe». Çf

i. 27. l.ra pnm lliiSiUjlM'IlfètrrTVaininfa- UUSL

f-iiinnc 111" Autres aaisid&atiom touchant les

iiiiim , laitl ceux qui reijnrdrnt In

sTfciil'alion , qnemtx-'im upjmrtimmnt-u

la pratique-

r 1 Des principes ne sauraient être innés , à moins

*■ . ■ . it.. . .—4 un In ■ iiiiMit

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