Chapitre premier. Qu'il n'y a point de Principes
innés dans l’esprit de l" homme. 1
§ t. La manière dont les hommes acquiérent leurs CottiMKsiUiée-4, prouve qu'elles ne sont point innées: 1 hid.
§ 2. Un dit que certains principes sont reçus d'un consentement universel : pithftpalé üf^iii |Or laquelle on prérend prouver que ces principe*
$ 3. Ce consentement universel ne prouve rien. ibid. $ te qui est, est; et il est impossible qu’une rtl^Sü soit et ne soit pas «h rtiémé temps : deux propositions qui ne sont pas uuiveiseUiwm »».
1 bid.
$ 5. Elles ne sont pas gravées naturellement dans Pâme , puisqu'elles ne sont pas connues des en*
finit* , des Idiots, ete. ibtd.
§ 0, “. Réfutation d’une seconde raison , dont on se sert pour prouver qu’il y a «les vérités innée* : qtlt m , queTéS nôniiheS *>nüaîiT^nl ces vêtilés
dès qu'ils ont fusage de leur raison. 3
§ a. Sup|iosé que la raison découvre ces premiers l'minjH’s, U 11c s’ensuit fias d« là qu'ils soient innés. ibid.
§ tM I. Il est faux que la raison découvre ces priu-
*jgc
$ 12. Quand 011 commence à faire usage de la rai* mhi , ou m? commence pas à connoltre ces maxi- »’ rs generales qu'on veut faire passer pour innées: 1 —
Pages.
§ 13. On ne saurait les distinguer par là de plusieurs autres ventes qu on peut connaître dans
fe-menurtenipir ^id.
$ l i. Quand on commencerait à les connaître dés qu’Od Vient à faire usage de la raison , cela
m prouverait |mïïh[ qu'éïïes soient innées: fi
$ rr., rc: POT^iléTSlIegrm'ësjTFit viëïïniônnal-
ire plusieurs vérités. j^id.
§ 1 7. De ce qu’ou reçoit ces maximes des qu’elles *W«I P^»|^sees et conçues, il ne s’ensuit pas qu'elles soient Innées. 7
§ ce consentement prouverait que ces propo- , Vu et deux sont égaux à trois, /x doux n'est fh)bit l'amer, et mille autres semblables, seraient innées. g
S l*J, W. De telles propositions , moins générales , sont plutôt connues que les maximes universelles qu’ou veut faire passer pour muées. « ,9
S il - Cf qui prouve que les propositions, qu’on — sppi'ttirnr;rérT7Tiéié sïïnX' jïà“é e^st qüVlfeïë . «Hrt ronTUTM qiTflprSs qu’on les a proposées. 9
$ 22. Si I on dit qu elles sont conuucs impücitement avant que d'étre proposées, ou cela signifie que l'esprit est capable de les comprendre , ou
cela ne stgntmmgïï: ^
§ 23. La conséquence qu’on veut tirer de ce qu’on reçoit m propositions, dés qu’on les entend dire , est fondée sur celle fausse supposition :
Qu en appreuam ces propositions on n'aunrend
ntrn de wtiIVcau.' 1 U ibid.
§ 24. Les propositions qu'on veut faire passer pour limées, ne le Sont point , (tarée qu'elles ne sont
juls tiMTer&élIétitenl reçues: u
$ ? j. Elles ne sont pas connues avant toute autre
CllOSé.
fbid.
§ 20. Par conséquent elles ne sont point innées. .*3
27,28. Elles 11e sont point innées, parce qu'elles
paraissent moins ou avec plus d'éclat.
. Iips i)n i.n.-nl >e nmnlrër
ibid.
Ciiapithk 11. Qu'it n ’y a point de principes de pratique qui soient innCs.
5 I . Il n'y a point de principe de morale si clair ni si gem-rateinem reçu, que les marime» spéculalives dont on vient de parler. ibid.
§ 2. Tous les hommes ne regardent pas la fidélité " et l.i justice comme des principes. 1 *
§ 3. On objecte que les hommes démentent par — leurs actions ce qu'ils eniient flans leur âme.
Requise a celle objection. |à
$ *• règles de morale ont besoin d'étre prouvées : donc elles ne sont point innées. ia
$ h- Lve,nple tiré des raisons pourquoi il faut
cüg
table des matières.
€ g 7. 1.a vertu est généralement approuvée, non ! pas a fause quT'tte est imite , mats patse quelle
Page*.
1 $ 2*. D’où tient l’opink» qui éubül des |*riiicl|K‘
Hffléa?
Pag1*
-Ifi, 17
§ 8*U (-oiLsdcnce ne prouve pas qu’il y ait aucune règle lie morale innée. ^
* mises^caucun rèlllonU de conscience,- ilM±
& 10. Les hommes ont des principe* de pratique , a' opposés les ui» ân* autres. — 14
t I, |2 Des nations eiitlfires rejettent plusieurs
S règles de morale. JL™
§ 13. Sur le meme sujet. . . ^
\l\. (JeuxqUl ^ soutiennent qu’u y f
§ 2i. Coadwkm.
ibid.
g pratique
MM1* i ne nous disent pas quels sont
res pnncijies.
tj 15. 19. Kvamen des principes innés que propose
imlord Herbert. ,
ç 20. On objecte que les principe» inné» peuvent
* être corrompu». né]xm»c a celle objection. là
<. 21. Ou n ri'il damle imiiiilf de» principe» qui
le ihtruiactiUra un» Ira autre». UdlL
ç 22.2V Par quels degrés les nommes Tiennent ~ communément ii recevoir ccitaincs chone» pouf principe». Z ^ —
« 2iTTüitimcntlesliomnKs*icnneiit,poui lonli-
nuire . n Ml faim ÜHi. principe». Çf
i. 27. l.ra pnm lliiSiUjlM'IlfètrrTVaininfa- UUSL
f-iiinnc 111" Autres aaisid&atiom touchant les
iiiiim , laitl ceux qui reijnrdrnt In
sTfciil'alion , qnemtx-'im upjmrtimmnt-u
la pratique-
r 1 Des principes ne sauraient être innés , à moins
*■ . ■ . it.. . .—4 un In ■ iiiiMit