‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 147 sur 277 · I-OREDAXO · texte numérisé non relu

I-OREDAXO

A toutes les lois qu'il voudra nous laisser.

BARBARIGO

Les lois sont telles dans cette cité, qu'elles rendent les

270 LES DEUX FOSCARl.

réparations plus faciles que chez aucun peuple. Est-il vrai que vous avez écrit sur vos livres de commerce ( source de richesse pour nos plus nobles citoyens) ; Le doge Foscari, mon débiteur pour la mort de Marco et de Pietro horedano, mon père et mon oncle?

liOREDANO.

Cela est écrit.

BARBARIGO

Et vous ne l'effacerez pas ?

Jusqu'à ce que le compte soit balancé.

BARBARIGO

Et comment ?

( Deux sénateurs passent pour se rendre à la salle des Dix.)

LOREDANO

Vous voyez que le nombre est complet , suivez-moi. , ( Loredano sort.)

BARBARIGO, SCul.

Te suivre ! j'ai long-temps suivi le sentier fatal que tu m'ouvrais , comme la vague suit celle qui la précède , et engloutit le vaisseau naufragé avec le malheureux qui fait entendre ses cris plaintifs dans ses flancs entr'ouverts ; mais ce fils et ce père pourraient toucher les élémens , et moi je dois le poursuivre sans relâche comme le feraient les vagues... Que ne puis -je le fiiire comme elles, en aveugle et sans remords !... Mais le voici : calme-toi, mon cœur, ce sont tes ennemis , qu'ils soient tes victimes ; palpiterais-tu pour ceux, qui t'ont presque brisé ?

ÇLes gardes entrent ai>ec le jeune Foscari, etc.)

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