‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 148 sur 277 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Sentiment généreux!... j'ai trouvé quelque pitié, mais point de merci... voici la première fois,

LE GARDE

Et ce pourrait bien être la dernière , si ceux qui gouvernent nous voyaient.

BARBARiGo , S avançant 'vers le garde.

Voici quelqu'un qui vous a vu. Cependant ne crains rien , je ne serai ni ton juge ni ton dénonciateur j quoique l'heure soit expirée, attends les derniers ordres du conseil des Dix... j'en fais partie; jusqu'à ce qu'ils appellent, je t'autorise moimême par ma présence : quand le dernier ajjpel se fera entendre, nous entrerons ensemble.

JACOPO FOSCARI

Quelle est cette voix.?... celle de Barbarigo ?... l'ennemi de notre maison et l'un de mes juges !

BARBARIGO. '

Pour balancer un tel ennemi , s'il existe , ton père fait aussi partie du tribunal.

JACOPO FOSCARI

Il est vrai , il juge.

BARBARIGO

N'accuse donc pas les lois de trop de sévérité, ces lois assez indulgentes envers un père pour lui permettre de donner sa voix dans une affaire aussi importante que celle du salut de l'Etat...

JACOPO FOSCARI

Et le salut de son fils. Je me sens défaillir ; laissez-moi approcher, je vous prie, pour respirer un moment de ce balcon qui domine les flots. ( Un officier qui entre ua parler a T oreille de Barbarigo. )

BARBARIGO, ttux gardes.

Laissez-le approcher. Je ne dois pas lui parler davanta^^e : par ce court entretien j'ai déjà violé mon devoir , et je suis obligé de rentrer dans la salle du conseil. ( Barbarigo sort. Le garde conduit Jacopo Foscari au balcon. )

I>E GARDE

Seigneur, le balcon est ouvert... Comment êtes-voiis?

JACOrO FOSCARI.

Comme un enfant... O Venise!

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