SCÈNE PREMIÈRE
[Salle dans le palais ducal. ) LOREDANO, BARBARIGO.
BARBARIGO
Et avez-vous confiance dans un tel dessein ?
LOREDANO
Oui.
BARBARIGO
Ce sera cruel pour sa vieillesse.
LOREDANO
Dites plutôt qu'il est généreux de la soulager du fardeau du gouvernement.
BARBARIGO
Ola lui brisera le cœur.
LOREDANO
La vieillesse n'a plus de cœur qui puisse se briser; il a vu celui de son fils sur le point de l'être ; excepté un élan de sensibilité qu'il a eu dans son cachot, il est toujours resté insensible.
BARBARIGO
Son visage , oui, je vous l'accorde; mais je l'ai vu quelquefois dans un calme si plein de désespoir , que la douleur la plus bruyante n'avait rien à lui envier. Où est-il .^'
LOREDANO
Dans la partie du palais qu'il habite , avec son fils et toute la race des Foscari,
lîAUBAKIGô.
Se disant adieu.