‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 179 sur 277 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

[Salle dans le palais ducal. ) LOREDANO, BARBARIGO.

BARBARIGO

Et avez-vous confiance dans un tel dessein ?

LOREDANO

Oui.

BARBARIGO

Ce sera cruel pour sa vieillesse.

LOREDANO

Dites plutôt qu'il est généreux de la soulager du fardeau du gouvernement.

BARBARIGO

Ola lui brisera le cœur.

LOREDANO

La vieillesse n'a plus de cœur qui puisse se briser; il a vu celui de son fils sur le point de l'être ; excepté un élan de sensibilité qu'il a eu dans son cachot, il est toujours resté insensible.

BARBARIGO

Son visage , oui, je vous l'accorde; mais je l'ai vu quelquefois dans un calme si plein de désespoir , que la douleur la plus bruyante n'avait rien à lui envier. Où est-il .^'

LOREDANO

Dans la partie du palais qu'il habite , avec son fils et toute la race des Foscari,

lîAUBAKIGô.

Se disant adieu.

Page 1