‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 182 sur 277 · I.r SÉNATEUR · texte numérisé non relu

I.r SÉNATEUR

Je me tais.

MEMMO

Pourquoi hésiter ainsi ? Les Dix ont appelé à leur délibération vingt-cinq patriciens membres du sénat... nous sommes du nombre, vous et moi, honorés tous deux, il me semble, par le choix ou par le hasard qui nous réunit à un corps si auguste.

LE SÉiVATEUU.

Il est vrai... je ne dis plus rien.

MEMMO

Comme nous espérons, seigneur, et comme nous pouvons légitimement espérer , en qualité de nobles patriciens, d'être un jour decemvirs , c'est assurément une école de sagesse pour les délégués du sénat détro ainsi admis, quoique novices , à assister aux mystérieuses assemblées du conseil.

LE SÉNATEUR

Rendons-nous-y ; nous devons estimer à un haut prix ses secrets.

MEMMO

Oui, puisqu'il en coûterait la vie de les divulguer; sans doute ils valent cpielque chose pour vous et pour moi.

LE SÉNATEUR

Je n'ai point cherché une place dans le sanctuaire ; mais élu quoique malgré moi , je remplirai mon devoir.

MEMMO

Ne soyons pas des derniers à obéir à l'appel des Dix.

LE SÉNATEUR

Tous ne sont pas arrivés ; mais je suis de votre avis , allons.

MEMMO

Les premiers venus sont les mieux accueillis dans les convocations pressées... nous ne serons pas des derniers. ( Ils sortent... etc. Le Doge entre avec Jncopn , Foscari et Marina. )

JACOPO FOSCARI

Ah! mon père! (juoifjiie je doive partir et que j'y cou-

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