‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 188 sur 277 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

LOREDAKC.

C'était cepent'.ant une chose importante.

LE EOGE.

Si cela est, je ne puis que vous répéter que me voilà prêt.

BAR3ARIGO.

Ce ne sera pas en oc moment... quand Venise vacillerait sur l'abîme comme un vaisseau en danger... je respecte vos regfrets.

LE DOGE

Je vous remercie. Si les nouvelles que vous apportez sont tristes, vous pouvez les dire... rien ne peut me toucher après le spectacle dont vous êtes témoin ; si elles sont heureuses, parlez... vous n'avez pas à craindre qu'elles me consolent.

BARBARIGO

Je voudrais qu'elles fussent capables de vous consoler !

LE DOGE

Je ne vous parlais pas , mais à Loredano : il me comprend.

MARINA

Ah ! je le prévoyais !

LE DOGE

Que voulez-vous dire?

MARINA

Voyez , le sang^ commence à cculer des lèvres glacées de Foscari...le corps saigne en présence de l'assassin, [à Loredano. ) Lâche meurtrier , regarde comme la mort témoigne contre ton attentat.

LE DOGE

Mon enfant! c'est là une illusion de ta douleur. (^ ses gens qui sont accourus. ) Transportez le coips... Seigneurs , dans une heure je vous entendrai. [Le Doge sort avec Marina et ses gens, qui portent le corps de Jacopo Foscari. Loredano et Barharigo restent. )

BARBARIGO

Nous nr devons pas le troubler maintcnanl.

LOREDANO

11 a dit lui-même que rien ne pouvait plus l'émouvoir.

BARBARIGO

Ce sont des mots; la douleur veut rester solitaire, l'interrompre est une barbarie.

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