ACTE QUATRIEME
LOREDAKC.
C'était cepent'.ant une chose importante.
LE EOGE.
Si cela est, je ne puis que vous répéter que me voilà prêt.
BAR3ARIGO.
Ce ne sera pas en oc moment... quand Venise vacillerait sur l'abîme comme un vaisseau en danger... je respecte vos regfrets.
LE DOGE
Je vous remercie. Si les nouvelles que vous apportez sont tristes, vous pouvez les dire... rien ne peut me toucher après le spectacle dont vous êtes témoin ; si elles sont heureuses, parlez... vous n'avez pas à craindre qu'elles me consolent.
BARBARIGO
Je voudrais qu'elles fussent capables de vous consoler !
LE DOGE
Je ne vous parlais pas , mais à Loredano : il me comprend.
MARINA
Ah ! je le prévoyais !
LE DOGE
Que voulez-vous dire?
MARINA
Voyez , le sang^ commence à cculer des lèvres glacées de Foscari...le corps saigne en présence de l'assassin, [à Loredano. ) Lâche meurtrier , regarde comme la mort témoigne contre ton attentat.
LE DOGE
Mon enfant! c'est là une illusion de ta douleur. (^ ses gens qui sont accourus. ) Transportez le coips... Seigneurs , dans une heure je vous entendrai. [Le Doge sort avec Marina et ses gens, qui portent le corps de Jacopo Foscari. Loredano et Barharigo restent. )
BARBARIGO
Nous nr devons pas le troubler maintcnanl.
LOREDANO
11 a dit lui-même que rien ne pouvait plus l'émouvoir.
BARBARIGO
Ce sont des mots; la douleur veut rester solitaire, l'interrompre est une barbarie.