‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 223 sur 277 · ACTE DEUXIEME. i · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME. i

Tatteste le danger qui a vainement menacé mes jouis... sans doute , avec ce noble regard et cette audace, vous n'auriez pas moins de courage dans la guerre pour mériter les faveurs de la gloire , que vous en avez déployé pour sauver un inconnu d'une mort obscure. Vous êtes né pour les combats : j'ai servi; j'ai un grade dû à ma naissance et à quelques faits d'armes; j'ai des amis qui seront les vôtres. Il est vrai que cet intervalle de paix concourt mal avec de telles vues, mais la tranquillité ne durera pas, trop d'agitation a troublé les esprits; et, après trente ans de batailles , la paix n'est qu'une petite guerre, ou vme trêve armée , comme nous le voyons dans chaque forêt: la guerre réclamera son règne. En attendant, vous pourrez obtenir un grade, gage d'un autre plus élevé ; et , par mon influence , vous arriverez aux premiers emplois. Je pars pour le Brandeboui^g , où je suis en crédit auprès de l'électeur. Dans la Bohême , je suis comme vous étranger, et nous sommes encore sur les frontières.

tILRIC:

\ous voyez à mon costume que je suis Saxon, et naturellement mon service est dû à mon souverain. Si je suis obligé de refuser vos offres , c'est avec le même sentiment de reconnaissance qui vous les inspire.

STRALEXHEIM.

Comment ? c'est une véritable usure ! Je vous dois la vie , et vous me refusez le moyen d'acquitter l'intérêt de ma dette pour m'accabler de nouvelles obligations ?

tJLRlC.

C'est ce que vous direz quand je réclamerai le paiement.

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