‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 255 sur 277 · ACTE QUATRIEME. 4G · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME. 4G

RODOLPHE

Aussi bien que clans cette nuit où...

ULRIC

Nous n'en parlerons que quand nous pourrons obtenir une seconde fois le même succès. KenieLs cette lettre ù Rosenberg. ( // lui donne une lettre^ Ajoute que j'ai envoyé ce faible renfort avec Wolf et toi pour me précéder ; quoi([ue mon père aime à s'entourer d une nombreuse suite, jusqu'à ce que ce mariage soit fini avec ses fêtes et toutes les niaiseries nuptiales.

RODOLPHE

Je croyais que vous aimiez Ida ?

ULRIC

Je l'aime sans doute... mais il ne s'ensuit pas que je veuille encbaîner mes courtes années de jeunesse et de gloire avec la ceinture d'une beauté, serait-ce avec celle de Vénus... mais je l'aime , comme une femme doit être aimée. . . seule et sans partage.

RODOLPHE

Et avec constance ?

ULRIC

Je le pense; car je n'aime qu'elle... Mais je n'ai pas le temps de m'arrêter à ces bagatelles du cœur; nous avons de grandes choses à faire encore : hâte-toi ! hâte-toi , Rodolphe î

RODOLPHE

A mon retour, cependant, je trouverai la baronne Ida... devenue comtesse de Siejïendorf "?

ULRIC

Peut-être. Mon père le désire , et , en vérité , ce n'est pas une mauvaise politique ; cette alliance avec le dernier rejeton de la branche rivale garantit l'avenir et détruit le passé.-

RODOLPHE

Adieu !

ULRIC

Non, demeure... 11 vaut mieux rester ensemble jusqu'à

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ce que la chasse commence 5 alors retire-toi j et fais comme je t'ai dit.

RODOLPHE

J'obéirai. Mais pour y revenir... Ce fut un acte généreux, de la part du comte votre père , d'envoyer à Kœnigsberg chercher cette belle orpheline , et de la recevoir comme sa fille...

rLRIC.

Très généreux, d'autant plus que peu d'amitié avait existé jusque là entre les deux maisons.

RODOLPHE

Le dernier baron ne mourut-il pas de maladie ?

LLRIC.

Je l'ignore.

RODOLPHE

J'ai entendu murmurer que sa mort avait eu quelque chose d'étrange... On connaît à peine le lieu où il cessa de vivre.

ULRIC

Dans quelque village obscur des frontières de la Saxe ou de la Silésie.

RODOLPHE

Il n'a laissé ni testament... ni adieux ?

ULRIC

Je ne suis ni prêtre ni notaire, et ne saurais le dire.

RODOLPHE

Ah ! voici la belle Ida. [Ida Stralenheim entre.)

ULRIC

Vous êtes matinale , ma chère cousine !

IDA

Point trop matinale , cher Ulric , si je ne vous interromps pas... Pourquoi m'appelez-vous cousine .^^ LLRIC, souriant.

Ne sommes-nous pas cousins ?

IDA

Oui, mais je n'aime pas ce nom- il me semble trop froid.

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