‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 256 sur 277 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

comme si vous pensiez à notre généalogie et ne considéiiez que notre sang.

ULRic tressaiUe.

Notre sang !

IDA

Pourquoi le vôtre abandonne-t-il vos joues .^

XJLRIC.

Serait -il vrai ?

IDA

Mais non ; il se répand de nouveau comme un torrent jusque sur votre front.

ULRic se remet.

Et s'il avait fui , c'était votre présence qui l'avait refoulé dans mon cœur; dans mon cœur qui ne bat que pour vous, tendre cousine.

IDA

Encore cousine !

ULRIC

Eh bien ! je vous appellerai ma sœur.

IDA

Ce nom me déplaît encore davantage... Que n'avons-nous jamais été parens !

ULRIC , (Vun air sombre.

Oh ! oui , plût au ciel !

IDA

O Dieu ! Et vous pouvez vous en affliger '^

Chère Ida , n'ai-je pas répété vos paroles ?

IDA

Oui, lllric; mais je ne les ai pas prononcées avec un tel regard, et je savais à peine ce que je disais; mais que je sois votre sœur, votre cousine, ce que vous voudrez, pourvu que je vous sois quelque chose.

ULRIC

Vous serez tout pour moi.

464 WERNER

IDA

Et c'est ce que vous êtes pour mon cœur,

LLRIC.

Chère Ida !

IDA

Appelez-moi Ida, votre Ida; car je voudrais être à vous... à nul autre... Hélas ! il ne me reste que vous depuis que mon pauvre père... ( Elle s'interrompt. )

rLRIC.

Vous avez le mien... et moi.

IDA

Cher Ulric , comme je voudrais que mon père pût voir notre félicité , à laquelle il ne manque que sa présence !

IJLRIC.

Vraiment !

Vous l'auriez aimé, il vous aurait aimé... caries braves aiment les braves. Ses manières étaient un peu froides, son humeur un peu fière ( prérogative de sa naissance) ; mais malgré ce grave abord... Que ne vous êtes-vous connus ! si un brave tel que vous lavait accompagné dans son voyage, il ne serait pas mort sans un ami pour adoucir la solitude de ses derniers momens.

tILRIC.

Qui le dit ?

Quoi donc ?

Qu'il mourut seul.

IDA

LLRIC.

IDA

Le bruit général et la disparition de ses serviteurs , qui ne sont plus retournés. Ce fut une maladie bien teriible que celle qui les conduisit tous au tombeau.

ULRIC

S'ils étaient auprès de lui , il ne mourut pas seul et sans secours.

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