‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 273 sur 277 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

turc; que les trésors du ciel étaient le prix des biens de la fortune ! ([(ti nie lit voir sou humanité soutenue par sa seule faiblesse ! <iui m'enleva tout moyen de venger moi et ma race à la face du jour! Rappelez-vous votre fils traité de bâtard , et vous-même proscrit et déclaré infâme. Celui qui est à la fois faible et passionné invite à faire ce qu'il n'ose lui-même exécuter malgré ses désirs. Est-il étrange que j'exécute ce que vous avez ipu penser? Nous n'avons plus à songer au juste et à l'injuste , il s'agit des effets et non des causes. Stralenheim n'a pas été tué par vengeance , mais comme notre ennemi ; Stralenheim , dont j'avais sauvé la vie, par une impulsion spontanée, sans le connaître, comme j'aurais sauvé celle d'un paysan ou d'un chien. C'était un rocher placé sur notre passage, et je l'ai brisé comme eût fait la foudre, parce qu'il était un obstacle entre nous et le but de notre destination véritable. Comme étranger, je le sauvai; et il me devait la vie : je ne fis que reprendre ma dette. Lui, vous et moi, nous étions sur un gouffre, dans lequel j'ai plongé notre ennemi ; vous avez le premier allumé la torche... vous avez montré le chemin; maintenant tracez-moi celui de ma sûreté... ou laissez -moi.

SIEGENDOBF.

J'ai fini avec la vie !

ULRIC

Ecartons ce qui fait le poison de la vie... les querelles de famille et les vaines récriminations sur ce qui est fait. Nous n'avons plus rien à apprendre ou à dissimuler. Je suis audessus de toute crainte , et j'ai dans ces mêmes murs des hommes qui, quoique vous ne les connaissiez pas, sauront tout oser. Vous êtes en crédit avec le gouvernement... ce qui se passera ici n'excitera que légèrement sa curiosité ; gardez votre secret , affectez un front serein , ne fiùtes aucun mouvement, ne prononcez pas un mot, laissez-moi le reste. Il ne faut pas qu'un indiscret témoin se jette entre nous. ( Ulric sort.)

498 WERNER

SIEGETVDORF , Seul.

Est-ce un songe F est-ce là le château de mes pères? est-ce... mon fils.f* monfilsl a moil qui ai toujours abhorré le sang î Hâtons-nous... ou le sang va couler encore... celui du Hongrois !... Ulric... il a des partisans, à ce qu'il paraît. J'aurais dû le savoir déjà. O insensé! les loups vont en troupes cher" cher leur proie... Il a, comme moi, la clef de la porte opposée delà tour... Courons... ou je suis une seconde fois la cause d'un crime, et le père d'un meurtrier! Ho! Gabor, Gabor! [Il entre dans la tour, dont il ferme la porte après lui.)

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