‹ Œuvres de Lord Byron (volume 2)Chapitre 65 sur 277 · UN MEMBRE DU CONSEIL · texte numérisé non relu

UN MEMBRE DU CONSEIL

Non , madame ; il est d'autres citoyens qui périraient plutôt que de vivre esclaves.

ANGIOLINA

S'il en est dans cette enceinte , tu n'es pas du nombre ; les vrais braves sont généreux pour les vaincus... N'est-il plus d'espoir ?

BENINTENDE

Madame , il ne peut plus y en avoir.

ANGIOLINA , se retoumaut '7jers le Doge.

Meurs donc , Faliero , puisque cela doit être ! meurs avec le courage de l'ami de mon père. Tu as été coupable d'une grande faute, à demi effacée par la dureté de ces hommes. Je les aurais implorés... je les aurais suppliés comme fait le pauvre affamé pour mendier son pain... j'aurais pleuré comme ils pleureront pour obtenir la clémence du ciel , qui leur fera la réponse qu'ils me font... Mais ces prières et ces larmes eussent été indignes de ton nom et du mien , et la cruauté qui respire dans leurs yeux glacés m'annonce qu'une fureur inexorable consume leurs cœurs. Brave donc ta destinée comme un prince doit le faire.

LE DOGE

Tai vécu trop long-temps pour ne pas savoir mourir ; tes prières adressées à de tels hommes seraient écoutées comme

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