ODE
Mon eur voulut qu'un jour Lion je visse AJin qu'a plein mon désir j'assouvisse.
Altère du renom.
J'i vu le lieu ou l'impetueut Rôn< Dedans son sein prenant la calme Sont
Lui feit perdre son nom.
J't vu le siège ou le marchant étale Sa soee Jine e perle oriantale,
E laborieus or:
J'è vu l'ecrin, dont les Rois qui conduisent Leur grand' armée, a leur besoin épuisent
Un injini trésor.
J'è contample le total édifice,
Qye la nature avequef l'artifice
A dot e ammurè.
J'è vu le plom imprimant meint volume D'un brief labeur, qui sou^ les tre^ de plume Ut si long tans dure. J'è vu an fin Damoisèles et Dames,
Plesir des yeus e passion des âmes,
Aus visages tant beaus :
Mes fan è vu sur toutes autres l'une,
Resplandissant comme de nuit la Lune
Sus les moindres flambeaus.
E bien qu'il soit an tel nombre si bêle,
La beauté et le moins qui soit en elei
Car le savoer qu'ele à,
E le parler qui soevemant distile,
Si yivemant anime d'un dous stile,
Sont trop plus que cela.
Sus donq, mes vers, louè^ cete Louise:
Soièz, nia plume, a la louer soumise.
Puis qu'ele à mérité, Maugre le tans fuitif, d'être menée Dessus le vol de la Famé ampannee A l'immortalité.