TROISIÈME PARTIE
fonda la Ville des Malfaiteurs. Je ne puis approuver l'idée exprimée par une telle désig^nation. Il faut que le droit d asile soit complet. Ne flétrissez pas l'homme que vous voulez améliorer.
Dans les peines on regarde toujours Futilité de la société; ne serait -il pas temps enfin, comme j'en ai déjà exprimé le désir, de compter pour quielque chose l'utilité du coupable lui-même, de ne pas l'exclure de toute confraternité humaine? Si cela est vrai, si cçla est juste, comme j^n'en doute point, il faut réclamer jusqu'à ce qu'elle soit obtenue; il faut réclamer avec persévérance, avec acharnement, l'abolition de toute peinequi entraîne un effet irrévocable après elle. Ne craignons pas de désoler l'impassibilité de ceux qui veulent continuer de supplier par le sang, par la torture, par la gêne, par les geôliers et les bourreaux. Non , ne nous lassons pas de le redire, non, il ne &ut pas, autant qu'on le peut , placer le malheureux sous la loi absolue de l'irrévocable ; il ne faut pas lui river les fers de son mauvs^is destin : c'est bien assez qu'il se place, par la triste direction de ses prppres penchants, sous cette loi fatale, et que trop souvent il se ferme de plein gré tout chemin de retour. Laissons une place au repentir, à l'amélioration morale; et, quelquefois encore, n'en doutez pas, cette place que vous croirez n'avoir accordée