TOME III
que le temps où il fut légal parmi nous n'est pas très éloigné ; je sais encore qu'une loi prôvidentielk a voulu que la force fût lorigine , la source de toutes les institutions humaines. C est même un des signes du droit divin. Nous reviendrons sur ce règne de la force qui par-tout a précédé le règne de la justice. Mais hâtons-nous de dire que si la justice est un progrès, elle n'est point, pour cela^ lé résultat d'une convention .
Encore quelques mots sur la guerre.
Croyez-vous que déjà le soldat ne doive pas âu moins hésiter lorsqu'on dirige ses armes contre de» eciptcitoyens dans l'intérieur du pays? Ne le vou-^ driez-vous pas instruit des circonstances où* il doit prêter main-forte à la loi ? Voyez ce qui se passe en Angleterre , et qui est une leçon poiir nous. Seraitce donc une chose morale que de réduire l'homme à l'état d'instrument aveugle? Ce genre d'épreuve diminuera comme les autres. Déjà notre mode de recrutement est un pas immense fait dans cette voie. Le soldat, comme le juré, est l'expression du pays. Ajoutons ici , puisque l'occasion s'en présente, qu'il était bien temps de modifier toute notre législation militaire, qui semblait naguère encôt'e retenir des traditions iiées dans un camp dé barbares. Admettons, pour principe, que, hors le temps de guerre, et à moins d'être sur les lieux tnêmes où la