‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 46 sur 180 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

qu-une coatrée fîit haUfablef die fiit habitée. Un instinct analogue à celui deaf>i9eaux voyn^urs, in* spire par la Providence divine, convia les familles humaines-primitives à se disperser sur tout le gk>be, à «lesure que les eaux se retiraient ^ à mesure que les volcans essaient de brûler; et, dans cet anti^ que partage du monde désert, -dont nous trouvons les ' premières traces dans la Genèse, chaque chef de Fessaim emporta^ avec lui une partie des tra^ ditions, héritage commun de ces âimilles humaines primitives.

Ensuite un autre instinct, analogue à celui qui dirige labdille dans la construction de sa ruche, présida partout à Tétabli^ement des villes primi-r tives; la forme même de ces villes primitives fiit comme un hiéroglyphe, une sorte de mythe plastique de l'institution sociale. .

Les colonies régulières, les conquêtes, les mélanges de races, les diverses modifications de Tin* stitution primitive^ mnsi spontanée et traditionndle à4a-fais, appartiennent aux âges suivants.

Appuyons notre pensée, et que ce soit avec quelque vigueur et quelque indépendance, sur l'analogie évidente de toutes les histoires sacrées et de toutes les histoires profanes, primitives , nous trouverons que toutes suivent les mêmes développements dans Torigine, les mêmes évolutions dans

io8 PALIKGÉNJÊSIE SOCIALE.

leurs crises, sont soumises aux mêmes périddesV ont les mêmes suites et les mêmes retours: c'esten quelque sorte un grand cycle, toujours semblable; toujours analogie, toujours identique ;^ en'd'au1i«s termes, cest toujours la même succession d'^reuves; et qui ne varie que dans les applications. Maintenant-que nous avons a£Fermi nos pas, nous pouvons entrer avec plus d'assurance dans de notivdlles considérations; ce qui précède et ce qui suitselseiv» viront d*explication mutuelle.

Pour en revenir donc au sujet dont nous nous occupions tout-à-rheure , que savons-nous enfin sil ny a pas toujours eu deux centres de direction '^ Tun de la pensée divine, et l'autre de la pensée humaine? Qu'il me soit permis de foire à èette oo- ' casion une remarque incidente , qui se rapporte au temps où nous vivons. Les deux centres de direction luttent l'un contre l'autre avec des forces puissantes, mais tout-à-foit distinctes entre elles. C'est le signe le plus caractéristique de toutes les époques palingénésiques; et il arrive à présent éfe* qui arrive toujours, c'est que Ion se trompe sur le centre religieux. La pensée divine n'est plus là où on la croit, et n'est pas encore dans le centre opposé. Enfin, pour achever ma pensée, ne peut-on

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