DEUXIÈME PARTIE
dirc^ primitive, et une conscience que j'oserais ap» peler acquise. Ces deux consciences doivent entrer dans la. mesure de lappréciation. Enfin cette vie e3t une épreuve à laqudUe succéderont d autres épreuves 9 sdon lés besoins de chacun, car il laut que toute créature parvienne à la perfection à laquelle elle est propre j à laquelle elle a dro^ par son es^nce même ; et alora, mais seulement alors, elle entre dans la plénitude de son état définitif* La durée des épreuves successives prend plus ou moins de temj^ i mais le temps nous importe fort peu , quand il s agit des plans de Umi , pui^ue EMeu a le^ trésors ' de L'éternité. Ainsi donc nous iie po»^ yom pas juger la question de Fintroduction du mal, puisque nous ne connaissons qu une partie d'un plan, qui lie doit être jugé que dans^ lensemble; et la vie actuelle n est autre chose qu une des ép^uve^ que nous avons à subir. Le système des purifications, dogme primitif et universel, admettrait^ donc un. état .définitif bon ou mauvais, sdbn que Vèîre aur^t résisté ou cédé à la purification. U viendrait donc un moment où il n'y aunit plu;» lieu m à Épériter pi à démériter^ Ce n ^t point là le dogme si profondément chrétien du purgatoiire. Aussi me crois*J€^com{)lèÈement autorisé à penser q^ue la substance inlelUgenta finira, par être bonne , mais d'^ne bonté acquise par elle-même; car le bonheur au-
quel elle est appelée , il faut qu elle le mériie.
Rappelons ijci quil ne faut jamais perdre de vue le dogme lin et identique de la déchéance et de la réhabilitation sans lequel il est impossible d'expliquer la série et lensemble des destinées humaines.
a Dieu veut que tous les hommes ^ient sauvés, «et parviennent à la connaissance de la vérité, n Cest saint Paul qui parle ainsi.
Une courbe, comme on le sait, peut s'étudier dans une de ses parties : notre existence actuelle , le. monde où nous sommes placés, sont une fort petite partie d'une immense parabole, d'un cycle paUngénésique infini dont il nous est permis, sans doute^ peut-être même prescrit de chercher à connaître quelques lois , d'après les moyens , soit d'intuition, soit de révélation, qui nous ont été accordés.
Reprenons quelques unes de nos propositions, pour les présenter sous un jour un peu diffèrent, et ne craignons même pas de nous servir quelqueibis des expressions que nous venons d'employer ; ce n'est point ici le cas de trop céder à des délicflp tesses de langage.
En voyant une foule, on est porté à croire que la pensée humaine est une des puissances de ce monde.