‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 57 sur 180 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

les sibylles des nations grecques et des nations latines , la Voluspa des nations celtiques.

Je comprends ces sortes de faits lorsqu'ils sont des faits providentiels, c'est-à-dire l orsque l'ide ntification a lieu pour une pensée générale, pour un sentiment général. Ainsi, par "exemple, je conçois la sibylle de Delphes guidant le conseil dés amphictyons ; c^^ de Cumes rendant des oracles pour les desti^P» générales des nations latines ; la diniidesse gauloise, puissante dans les conseils et dans.les armées. *

. Il est donc fortement à présumer que, dans l'origine, ces êtres providentiels ne s'expliquaient que sur des faits providentiels , c'est-à-dire sur des faits généraux ; que ce fiit une dégénération de ces sortes d'oracles, lorsqu'ils s'expliquèrent sur des feits particuliers , sur des destinées individuelles. Dans les destinées individuelles, il est bien entendu que je ne fais point entrer les destinées d'un législateur. Solon, Lycurgue, Numa, étaient des hommes généraux , et non des hommes individuels. Au reste, en parlant de tels objets, si mes expressions annoncent quelquefois une sorte de certitude reposant sur une connaissance intime, il ne faut pas trop les prendre dans un sens purement littéral; et sur-tout il ne faut pas les séparer de cette pensée dont la représentation est si difficile ,

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