‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 63 sur 180 · Deuxième partie · texte numérisé non relu

Deuxième partie

ciée jasqu a présent, expression vivante d'nn sentimdftt gé&épat , qtti ne put jamais être inventée pg^r un grand poète, quelque doué qti'il eût été de la force de sympathie et d'assimilation. Ulysse, c est rh omnae même y c'est-à>dire rantiqtte plébéie fi , marchant y ers âes initîatJf^j.^ jjj^^ft^j v^ Les €rrgtiTs dTftysse, pour gne ^rvii* du mot mythique, ce sont tes épreuves par lesquelles le pléfeéietei' prfrinitif ^élèveàJQié^^

meSj à l%umanité jdjiBgjfeijQ gue p rimitive ; éar ^ dsnnTs la'l^idgue sociale d une telle épokjue , homme, héros, patricien, sont des noms exelusife^ donnés à ceux qui sont déjà pourvus des facultés et des prérogatives humaines, pour les distinguer de ceiix qui nfe les ont pas encore, ou qui les ont en germe non développé ^ et nfe les on« pas en droit. Cétait donc avec raison (crti'UlYSse avouait sa • nullité en présenxîe duGvclope; et Ion sait ce que furent les Oyclopes , pour Platon ^ les premiers patriciens dg motidé civit Ainsi la &blé dé l'Odyssée »n*est qu'un vaste tableau de l'initiation humaine : voilà pourquoi cette antique épopée , qui tient son unité de lunité même dune tradition, est, d'après les idées que je viens d'exprimer, un livre analogue à celui des Politiques d'Aristote, l'un dans la s^phère poé^ tique et symbolique, l'autre dans la sphère philosophique et positive. '

i4o PALINGÉNÉSIE SOCIALE.

Ainsi, pour me faire mieux comprendre, il est bon que je fasse passer mon lecteur par Thiàtoire romaine , pour le fiiire aller du connu à Tinconnu , et afin de pouvoir adopter en même temps la forme de l'analyse et celle de la synthèse.

Je ne veux qu'ajouter un mot, et ce mot est une pensée qui doit se reproduire sans cesse : esLprimée ou non, elle doit être présente par -tout, se reproduire en quelque sorte dans toutes les phrases de la Palingénésie; c'est que le christianisme non seulement est le but auquel doit tendre l'humanité , mais encore que ses mystères^ contenus déjà dans toutes les traditions du monde primitif, n'ont jamais cessé d'être l'arôme incorruptible dont furent toujours, intimement et dans leur essence propre, imprégnées les traditions secondaires et même les religions successives. C'est ce qui me faisait dire plus haut qu'il fallait être fort rései;Té dans les accusations d'immoralité ou d'absurdité dont nous sommes portés à flétrir certains cultes anciens.

Le christianisme était donc attendu. Qu'on ne s'ofifense, point si je dis ici dès à présent ce qui sera établi par la suite, à savoir que le plébéianisme, expliqué dans son sens le plus général, étant la tige même de l'humanité, le christianisme est la religion éminemment plébéienne, la vraie

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