‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 64 sur 180 · DEUXIÈME PARTIE. i4i · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. i4i

religion de Thumanité. Ce n est pas ce qu'en avait fait le moyen âge vers lequel il serait impossible de nous faire rétrograder. Ainsi donc , par le christianisme, plus de double religion, Tune pour le peuple, et l'autre pour les sages; c'est là le dernier degré de l'émancipation du genre humain. L'institution même des Mystères que toute l'antiquité considéra comme l'élément fondamental de la civilisation, ne fut- elle pas aussi un moyen employé par les anciens patriciats pour retenir la science, ou la connaissance exclusive de la tradition, a mesure que se développaient dans le plébéianisme l'intelligence, le sentiment moral, toutes les fecultés humaines? Cette conjecture, au reste, sera trop prouvée par cette histoire romaine ^ers laquelle nous serons si souvent obligés de tourner nos regards, et où nous verrons, en effet, les piatriciens foire de continuels efforts pour conserver dans/leur sein le dépôt de ce que Varron appelle la théologie civile.

Enfin j'aurai à établir , dans cet ensemble de doctrines, que les premières législations écrites ont souvent conservé les formes symboliques des législations traditionnelles, ce qui offre la possibilité de pénétrer plus avant ; et à cet égard nous jurons à tirer de la loi des xn Tables, si fortement empreinte encore d'un droit que l'on pourrait

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nommer cyclopéen, des inductîoiis qui nous ser- WOiityje r«8père, à mieux entendre Vantiquité : là B0US trouverons des formules susceptibles d'être (appliquées seulement par le symbole, en re^ «oontant à la signification originelle de mate qui furent témoins d un ordre de choses antérieur;

Au reste, 'SA yai fixé chronologiquement la fable de FOrpbée, c'est uniquementt à cause du mythe rmnaî», ^ek non à cause du mythe grec, qui de^ icàit j» tutéressçr peu^,, ne voulant et ne devant adw lœtti^ que les données les. plus générales.

Je renvoie à Faddition qui ouvrira le volume suivafit, tt aux Preuves qui termineront la présente publication ,. ce que je croirai utile d'ajouter sur W personnage même: il suffit bien de savoir que ppur^nous Orphée est un non» donné à une tra*, dition; e'est, comme il a» été dit, la raison de ce qui a précédé. Il ne faut donc pas s'étonner de tiQ>i9tes les io€fertitudes qui existent à son égard. Cest ce qui a^ve>toujours^ lorsque la tradition veqit devenir db l'ittstoûreu- .. • : « -^

Je pourrais: m'arrètei; ici , puisque j'ai encore à demandei^un^ nouvel entretien à mes lecteurs avant de fear présenter l'Orphée; mais cm me permettra (|ue1qii£$ mots pour expliquer poori^uoi chacun

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