‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 7 sur 180 · TOME III. -v · texte numérisé non relu

TOME III. -v

34 PALINGÊNÉStE SOCIALE.

Et cependant, il faut bien le dire dès à préseht, l'essence humaine, en soi^ ne peut êti'e avilie; la sphère d'activité où elle agit maintenant avec de si pénibles entraves est là prophétie dé la sphère d'activité où elle doit agir un jour avec gloire et liberté. Seulement Thomme est tenu de conqu^ir d'abord sa dignité , ensuite la gloire de ses grandes •* destinées. Nous trouverons cette loi écrite dans le

tableau du plébéianisme primitif , tel que je compte le faire sortir de me^ recherches sur les antiquités m. du monde civil, et sur-tout de mes études sur cette partie si long-temps voilée de l'histoire romaine.

Les deux points de vue sous lesq[uels on peut considérer les choses humaines sont donc en dernier résultat le Destin et la Providence.

* De là deux sortes de poésie; elles sont exprimées

^' toutes les deux dans le poëme antique de Job, ta-

bleau admirable et immortel de notre haute et de •^ notre misérable condition.

De là deux sortes de philosophes politiques ; ceux qui s'attachent au fait divin , et ceux qui ne s'attachent qu'au fait humain; ceux qui se bornent à signaler le fait positif et, pour ainsi dire, matériel, et ceux cpii recherchent le fait métaphysique et moral, ou , en d'autres termes , le fait religieux.

De là encoi'e deux ordres de jurisconsultes ; ceux qui font reposer le juste et le droit sur des idées

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