‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 84 sur 180 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

ces transformations successives , image de toute palingénésie. Chose singulière! concevoir la matière est uii efFort immense de la pensée ; c'est une sorte de création , ou plutôt d abstraction , car la matière n'existe pas.

Le Shaster, vulgairement appelé Bédang, explique ainsi le mouvement : De l'action opposée de la qualité créatrice et de la qualité destructive dans la matière naquit d'abord le mouvement. Pour rendre compte de l'hypothèse de Vico , il faudrait remonter à la philosophie grecque^ et de là arriver à Descartes. Je préfère signaler une loi d,u monde ^r social. Dans les sociétés humaines, le mouvement * s'explique^par la lutte du principe stationnaire ou fatal contre le principe progressif ou volitif ; du principe initiateur contre le principe initiable; du principe dorien mâle contre le principe ionien fi^ melle; du principe patricien contre le principe plébéien.

La philosophie palingénésique remonte à l'origine de cet antagonisme, en donne la raison, en explique la suite et les conséquences.

Le chapitre ni du petit traité de Vico implique une question que l'auteur ne prévoyait sans doute pas , parcequ'il ignorait l'Orient , et la vcftci :

Jusqu'à quel point est-il donné à l'homme d'entraîner la nature extérieure dans la sphère de la

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