‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 2)Chapitre 85 sur 180 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

liberté humaine, d assujettir cette nature extérieure, de l'ennoblir eu la domptant, en la subjuguant, en la transformant? Nous pénétrons de nos facultés assimilatrices le régne animal, le régtle végétal, le régne minéral. Évidemment nôtre sphère d'activité étend son domaine. Jusqu'à quel point l'affranchissement des formes pour l'univers et pour rhômme peut-il être l'ouvrage de l'homme même? Jusqu'à quel point pouvons-nous espérer d'arriver à l'ancien màgisme, en le sanctifiant?

Gest là le dernier mystère que l'Orient cache encore daflg son séiti; il faut que l'Occident travaille à leraire se manifester.

Que le christianisme soit son guide pour imprimer le sceau moral à cette conquête.

Dans l'Edda , Balder est menacé d'un grand péril. Odiri et Frigga obtiennent du feu, de l'eau, des pîer* rcs, des hommes, des animaux, de la foudre, des poisons, des maladies, le serment de respecter les jours de Bâlder. Gè serment solennel des éléments , de tous les êtres animés ou inaniinéâ, n'itidique* t-il pas la source orientale du mythe Scandinave?

I^e petit livre de Vico donnerait lieu à bien d'autres remarques, à bien d'autres inductions. Dans le temps où il parut, il fut attaqué par deux savants auxquels Vico répondit avec quelque étendue. On a publié en dernier lieu une traduction italienne

i8o PALINGÉNÉSIE SOCIALE.

du livre latin , et Ton y a joint les deux réponses ; l'on aurait dû y joindre aussi les objections ellesmêmes ; car ce n'était pas sans raison que l'un des antagonistes du philosophe napolitain disait que le livre, avec les objections et les réponses, formerait une métaphysique complète.

Jai noté seulement les choses qui se rapportent le plus à l'ensemble de mes idées : tel devait être, en effet , mon but.

Ce qui était important pour moi , c'était de montrer une fois comment on peut parvenir à établir une cosmogonie intellectuelle par les langues, et comment la langue d'un peuplejest la cos mogon ie de ce peupl e.

Au reste, pour Vico lui-même, ce livre ne fut qu'un point de départ ; il peut être le point de départ de beaucoup d'autres.

Ce point de départ est devenu un des g qdomes de la Scienza nucfva, que voici :

Linqua di nazione antica che si è conservata régnante

i finchèpervenne il suo compimento, deb^^^ssst^MJL^fnm ^ testimone de' costumi de primi tempi del mon do.

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