‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 4)Chapitre 25 sur 172 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

nous le verrons plus tard, lorsque le patricien était frux, fruit, le plébéien était y/os, fleur. Mais si le patricien savait pourquoi il était frux, il ne savait pas pourquoi le plébéien était yZos, car il ignorait lavenir, ou plutôt il n'avait pas la conscience de Tâge suivant ; le plébéien ne le savait pas non plus , car il n avait pas la conscience de lui-même. L'un et lautre ne voyaient là qu'une opposition de langage : la prescience seule eût pu révéler la logique invincible des mots.

Dans le cours de ces prolégomènes, pour simplifier mon dictionnaire, je dirai toujours les patriciens et les plébéiens , sans avoir égard aux diverses désignations, aux diverses formes fournies ou indiquées par les diverses civilisations primitives. Je prends les deux termes les plus généraux et les plus assimilés à la langue française. Le patriciat sera la spontanéité, le plébéianisme sera la force évolutive; l'Orient et l'Occident, l'infini et le fini, la permanence et la progression , l'initiation et la faculté de recevoir l'initiation ; l'iiumanité enveloppée et se développant, en puissance et en acte, diverse et la même , multiple et identique.

Facultés toujours parallèles à toutes les époques; antagonisme qui fait l'initiation et le progrès; et, dans le même dictionnaire , épreuve et expiation , synonymes , car tout doit affirmer le dogme un et

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