‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 4)Chapitre 33 sur 172 · DEUXIEME PARTIE. 8i · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. 8i

[T^recques devenues à leur tour traditions romaines. Ce n'est point ainsi qu'historiquement la succession des faits a eu lieu ; mais c est ainsi qu elle a été consacrée par de très anciens préjugés. Si je n'ai pas cru devoir m'en affranchir, c'est qu'ils sont loin d'être dissipés , et que la discussion commence seulement sur cet objet comme sur tant d'autres ; je dirai tout-à-l'heure où nous en sommes à cet égard. Pour les autres traditions, les traditions ou antérieures ou contemporaines aux unes et aux autres , je ne pouvais qu'en faire soupçonner l'existence, sans la déterminer d'une manière précise. Enfin j'ai voulu donner une idée d'une des filiations de la pensée humaine, et je n'ai voulu que cela. Je ne prétends pas, au reste, accréditer plus qu'il ne doit l'être le système de cette filiation, tel que je l'ai retracé ; car il a dû prendre la forme de mon esprit, modifié lui-même par le temps où je vis , par le milieu social dans lequel je me trouve placé ; et , de plus , il doit bien être convenu que la con texture du poëme est toute de mon invention. Quoi qu'il en soit, toutes les autres transformations, ou antérieures ou contemporaines, primitives ou secondaires , relativement à ces temps fabuleux , offrent un champ vaste à qui voudra le parcourir désormais ; c'est une des mille routes nouvelles ouvertes à ce que j'ai nommé quelque part la poésie

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