‹ Œuvres de M. Ballanche (volume 4)Chapitre 78 sur 172 · DEUXIÈME PARTIE. i · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE. i

cest cette lutte, sans cesse renouvelée, concentrée ailleurs dans les diverses mythologies civiles , et manifestée chez les Romains par une série de faits historiques, la lutte universelle du plébéianisme contre le patriciat, c'est-à-dire, comme nous lavons vu, l'initiation même de l'humanité. Une histoire romaine, construite sur cette idée fondamentale, serait, d'après ce qui a été seulement indiqué, une sorte d'épopée odysséenne, en d'autres termes, le tableau d'une initiation providentielle. Mais Ulysse, l'antique plébéien, ne parvint jamais à la pleine émancipation vers laquelle il tendait, et dont la longue espérance est contenue dans toutes les traditions de la gentilité. Au reste, j'expliquerai ailleurs, ainsi que je l'ai promis, ce type important d'Ulysse; on verra qu'en effet ce personnage mythique ne put surmonter sa nature primitive, et que, vaincu par Halé, magicienne étrusque, il finit par mourir centaure. N'est-ce pas aussi la fin déplorable du peuple romain?

Cette pleine émancipation, objet de tant de vœux, cachée au fond de tant de croyances générales, nous trouverons plus tard que le christianisme seul peut nous la procurer, et que dès-lors , encore une fois, le christianisme est la véritable religion de l'humanité.

i66 PALINGÉNÉSIE SOCIALE.

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DE LA DEUXIÈME PARTIE

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