LIVRE III. i
t< saut roi d'Argos, les Muses méconnaissent le plai- « sir... »
« 11 allait continuer. Tout-à-coup les portes de la salle du festin s'ouvrent avec fracas. C'est Tydée, tout couvert de sang et de poussière. «Mort à «Thébes, s'écrie en entrant le prince de Galydon, « mort à Thébes ! Je suis allé dans la ville perfide , « j'ai parlé au farouche Etéocle : il m'a accablé d'in- « jures , pareeque je lui conseillais de céder un trône « usurpé. Je me suis retiré en frémissant de rage. « Arrivé au lieu où se termine la forêt de Némée , « et où l'Inachus sépare les terres fertiles d'Argos «du territoire de Mantinée, je suis inopinément « tombé dans une embuscade de Thébains. Seul «j'ai soutenu l'effort de cinquante guerriers; j'étais « semblable au terrible Até ; mon glaive s'est désal- « téré dans le sang. Mort à Thébes ! Ville de Gad- «mus, tu compteras mes blessures à la lueur de « tes incendies ! »
« Adraste ordonne aux femmes de se retirer, et confie la malheureuse Antigone aux soins d'Argie et de Déiphile. Les guerriers restés seuls dans la salle du festin , Adraste dit avec douceur au prince de Calydon: «Tydée, vous n'avez aucun respect " pour la faiblesse. La présence des femmes devrait « cependant retenir vos discours. Dans la force de «l'âge, nous savons mal réprimer nos emporte-