DEUXIÈME PARTIE
N'est-ce pas, Chréiiens , un sujet d'élonuement et de compassion tout ensemble, que de voir ces hommes qui se chargent d'être les
docieuis de leurssemblablesse consumer en efforts et en belles paroles pour nous prêcher l'obéissance ? Tantôt ils veulent parler à la raison. Sans l'obéissance, disent-ils, les intérêts les plus chers se trouvent compromis j plus de paix dans les familles, plus de sûreté dans le commerce de la vie, plus d'espérance pour l'existence même de la société. Tanlôt ils veulent toucher notre cœur, et nous conjurent de ne point dédaigner les leçons de l'expérience , de ne point contrister ceux de qui nous reçûmes le jour, de garder quelque respecta l'autorité des cheveux blancs ; tous, en un mol, essayent d'étouffer en nous ce penchant secret qui nous entraîne à la révolte, et de vaincre dans notre volonté son indomptable résistance à la volontéd'autrui. Maisqni ne sait combien ces déclamations sont impuissantes et vaines I Voici un précepteur dont les leçons ne seront jX)inl perdues. 11 est vrai, ce n'est qu'un enfant, il ne fait entendre encore que des ^émissemenis et des cris, mais ce sont ses exemples qu'il fait parler j ils vau<lroni mieux que les plus éloquents discours j Jésus naissant nous prêche l'obéissance j comment? en obéissant à Dieu, en obéissant à SCS propres créatures.