‹ Œuvres de M. de Bonald (volume 3)Chapitre 8 sur 144 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

instrument de la loi et non pas son ministre, s'attache servilement à une lettre qui tue ou qui absout. Il n'y a que des évidences physiques et point de motifs moraux. Selon les matérialistes, le coupable est une machine, et le jury, le juge, l'instrument même du supplice, ne sont aussi que des machines dont le coupable ne peut, quoi qu'il fasse, être atteint, pourvu qu'il ne se meuve pas dans leur direction. Nous connaissions en France le jugement par jury, lorsqu'il fallait prononcer sur la façon et sur le prix d'un ouvrage ou travail mécanique. Alors les juges appelaient des experts jurés, et l'ouvrier était jugé par ses pairs, parce qu'il est question d'un fait que des pairs seuls pouvaient connaître. Mais les pairs d'un voleur, d'un assassin !

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